Patrick Roy a été limogé de son poste d’entraîneur-chef des Islanders de New York, dimanche, lors d’un autre changement tardif dans la LNH qui intervient alors que l’équipe est en pleine dégringolade printanière qui met en péril ses chances de participer aux séries éliminatoires.
Le directeur général Mathieu Darche, qui en est à sa première saison à ce poste, a annoncé la soudaine décision de congédier Roy et a nommé Peter DeBoer comme successeur, avec quatre matchs au calendrier.
Les Islanders ont subi quatre défaites d’affilée et perdu sept de leurs dix derniers matchs. Ce faisant, ils sont passés d’une position qui semblait leur assurer une qualification en vue des prochaines séries éliminatoires à une situation où ils ont désormais besoin d’un coup de pouce dans le sprint final d’une course très disputée dans l’Association Est.
Le fait que les Islanders aient été dominés 40-16 au niveau des tirs, samedi soir, dans un revers de 4-3 contre les Hurricanes de la Caroline, meneurs de la section Métropolitaine, dans un autre match d’une importance capitale, aura été la goutte qui a fait déborder le vase pour Darche, qui a pris les rênes de l’équipe l’été dernier et qui avait alors décidé de maintenir Roy derrière le banc.
Roy est le deuxième entraîneur-chef à perdre son poste au cours des huit derniers jours. Les Golden Knights de Vegas ont remercié Bruce Cassidy et embauché John Tortorella sur une base intérimaire, il y a une semaine.
Il ne s’agit pas d’une embauche sur une base intérimaire. DeBoer occupera ses nouvelles fonctions à temps plein.
Âgé de 57 ans, DeBoer vient tout juste d’agir à titre d’entraîneur-adjoint au sein du personnel de Jon Cooper avec l’équipe du Canada lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Il y a occupé un poste de dépisteur et aidé une équipe talentueuse à atteindre la finale avant de s’incliner face aux États-Unis en prolongation.
«La préparation s’est surtout concentrée sur le moment où tout le monde est arrivé ici : on a eu à peu près trois jours pour se préparer, et le gros du travail était déjà fait», avait précisé DeBoer à Milan.
«J’ai participé au processus de sélection des joueurs. C’était une expérience totalement nouvelle pour moi et une touche de nouveauté passionnante par rapport à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entraîneurs.»
DeBoer a mené deux équipes en finale de la Coupe Stanley. Plus récemment, il a permis aux Stars de Dallas d’atteindre trois fois de suite la finale de l’Association Ouest avant d’être limogé l’année dernière à la suite de leur plus récente élimination.
Sur la scène internationale, DeBoer a été entraîneur adjoint de l’équipe canadienne lors de la Confrontation des 4 Nations l’année dernière et a occupé ce poste à plusieurs reprises lors de championnats du monde. Il a qualifié cette expérience de formidable occasion d’apprendre et d’élargir ses horizons, même si le poste d’entraîneur-chef lui convient mieux.
«Oh oui, je suis entraîneur-chef», a déclaré DeBoer. «Je suis entraîneur adjoint à court terme. (...) Je pense qu’on revient toujours meilleur entraîneur-chef après avoir fait ça.»
Ancien gardien de but intronisé au Temple de la renommée, Roy avait été engagé par l’ancien directeur général Lou Lamoriello en janvier 2024 pour remplacer l’entraîneur-chef Lane Lambert.
Stimulée par son arrivée, l’équipe s’était qualifiée pour les séries éliminatoires cette année-là et avait perdu au premier tour contre les Hurricanes de la Caroline. Une régression s’est ensuivie depuis, même si, ces derniers jours, des joueurs continuaient de faire l’éloge de Roy.
«Il se soucie vraiment des gars dans le vestiaire», a déclaré le capitaine Anders Lee la semaine dernière.
«Je pense que ses messages cette saison ont été très pertinents. Il a su parfaitement déceler l’ambiance qui régnait dans le vestiaire et a fait de son mieux pour nous permettre de poursuivre cette aventure qu’est une saison de hockey de 82 matchs.»
Roy n’a pas tenu jusqu’au 82e match, et il n’a pas non plus eu les accès de colère en public pendant les matchs qui avaient marqué ses débuts dans la LNH avec l’Avalanche du Colorado.
«J’ai entendu parler de son tempérament et tout ça, ou je l’ai vu au fil des ans, comme tout le monde. Il semble très calme. Derrière le banc, il peut s’échauffer face à toutes les situations qui se présentent pendant un match. Mais dans le vestiaire et avec les gars, il est assez calme et positif», a commenté l’ailier Ondrej Palat, qui a rejoint les Islanders à la suite d’un échange avec les Devils du New Jersey à la fin de janvier.
La séparation avec Roy intervient à un moment crucial pour l’organisation. Matthew Schaefer, favori pour le titre de recrue de l’année, s’est avéré une révélation lors de sa première saison dans la LNH à l’âge de 18 ans, et plusieurs autres espoirs de premier plan sont en voie de percer.
Roy en était à son deuxième poste à la tête d’une équipe de la ligue, après un mandat de trois ans avec l’Avalanche de 2013 à 2016.
Pendant ce règne, Roy s’est vu remettre le trophée Jack-Adams en tant qu’entraîneur de l’année avant de démissionner brusquement au milieu de l’été. L’Avalanche a embauché Jared Bednar, qui a mené l’équipe à la conquête de la coupe Stanley en 2022.
Darche et les Islanders souhaitent une trajectoire identique à la suite de ce changement.
