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Omnium Banque Nationale: Denis Shapovalov a évolué, à l’image de son sport

Le programme de soirée sera notamment marqué par l’entrée en scène du Français Gaël Monfils, contre le Polonais Kamil Majchrzak.

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Denis Shapovalov of Canada speaks to the media on day two of the National Bank Open tennis tournament in Montreal on Monday August 3, 2026. THE CANADIAN PRESS/Christopher Katsarov Le Canadien Denis Shapovalov s'adresse aux médias lors de la deuxième journée de l'Open de la Banque Nationale, à Montréal, le lundi 3 août 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

Denis Shapovalov s’est véritablement révélé au public avec un parcours cendrillon jusqu’en demi-finale à Montréal, en 2017. Neuf ans plus tard, il souhaite utiliser ces succès comme motivation pour l’Omnium Banque Nationale, même s’il estime être un tout autre joueur.

À l’image de Victoria Mboko l’année dernière, personne n’attendait Shapovalov dans le carré d’as à l’époque. Âgé de 18 ans et classé 143e avant le début du tournoi alors connu sous le nom de la Coupe Rogers, il participait à son deuxième Masters 1000 en carrière.

Une victoire d’anthologie en huitièmes de finale face à l’Espagnol Rafael Nadal, alors première raquette mondiale, a toutefois lancé sa carrière. Mais à ses yeux, le tennis a bien changé depuis.

«Rien que le sentiment de revenir à Montréal, de revoir les partisans, de jouer avec leur soutien, je pense que ça représente beaucoup pour moi chaque fois que je viens au Canada et plus particulièrement à Montréal où j’ai vécu ma première vraie percée, a-t-il raconté, lundi en conférence de presse. (Mais) je suis certainement un joueur différent de ce que j’étais.

«Le sport était très différent à cette époque, a-t-il précisé. Les deux premiers coups, les deux premières balles étaient très importantes. Maintenant, il fait être plus complet. Le jeu a ralenti. À cet égard, je suis un bien meilleur retourneur que je ne l’étais au début de ma carrière.»

En vertu de ses victoires au parc Jarry cette année-là, Shapovalov a percé le top-70. Il a grimpé jusqu’au 10e rang en 2020, mais a été incapable de se maintenir parmi l’élite, notamment en raison des blessures. Et sa saison 2026 est jusqu’ici à l’image de sa carrière.

Après un début de saison au cours duquel il a été limité à neuf victoires en 13 tournois, il a été contraint à l’abandon dès le premier tour à Wimbledon, victime d’une blessure à une épaule.

Il a effectué un retour au jeu après exactement un mois d’absence, la semaine dernière au tournoi ATP 250 de Los Cabos, au Mexique. Il s’y est rendu comme champion en titre et a atteint la finale, perdant finalement sa couronne aux mains du Français Arthur Gea, qui a signé un premier titre en l’emportant 6-3 et 6-4.

L’Ontarien retire malgré tout beaucoup de positif de cette escale au Mexique.

«C’était incroyable, s’est-il exclamé. Ç’a été une année très difficile pour moi physiquement, et mon objectif était d’essayer de jouer le plus de matchs possible, de retrouver mon niveau de jeu et de revenir sur le terrain. Et j’ai réalisé toutes ces choses, donc c’était vraiment une excellente semaine pour moi.»

Shapovalov a toutefois disputé la finale samedi soir, et est arrivé à Montréal dans la nuit de dimanche à lundi. Il n’a pas eu l’occasion de s’entraîner en raison de la pluie lundi, et il a reconnu que son parcours à Los Cabos a compromis sa préparation pour l’OBN.

«Oui, c’est dur, (mais) ça fait partie de la vie au sein du circuit. Chaque fois que tu te rends loin dans un tournoi, ça va peut-être compromettre ta préparation pour le prochain événement. Et c’est sûr que ça ne va pas être facile», a-t-il fait valoir.

«Je vais essayer de m’entraîner (lundi) s’il ne pleut plus. Mais sinon, je dois juste jouer et essayer d’utiliser le match pour me sentir le plus à l’aise possible et trouver un moyen de gagner au moins le premier match», a-t-il ajouté, précisant qu’il n’était pas tout à fait à 100 %.

Shapovalov, 27 ans, est détenteur de quatre titres, dont deux obtenus en 2025. Il a notamment gagné un premier tournoi ATP 500 à Dallas.

Il compte une finale en Masters 1000 – perdue face au Serbe Novak Djokovic à Paris en 2019 –, mais n’a pas fait mieux que le troisième tour depuis qu’il a affronté le Russe Daniil Medvedev en huitième de finale à Cincinnati, en 2022.

Avec l’absence de l’Italien Jannik Sinner et de l’Espagnol Carlos Alcaraz, les deux joueurs les mieux classés de l’ATP, ainsi que de Djokovic, il estime toutefois qu’une porte s’ouvre, pour lui comme pour tous les autres joueurs.

«J’ai l’impression que ce sport est très serré, tout le monde peut battre n’importe qui n’importe quel jour, sauf peut-être les meilleurs joueurs, comme Sinner ou Alcaraz, a avancé Shapovalov. Tout le monde est jouable, donc je ne regarde pas trop le classement.»

Shapovalov doit amorcer son parcours contre l’Américain Zachary Svajda mercredi matin, mais l’horaire pourrait être modifié avec les nombreuses interruptions en raison de la pluie, dimanche et lundi.

Encore de la pluie

Shapovalov est l’un des six Canadiens en lice à l’Omnium Banque Nationale.

Alexis Galarneau a eu le temps d’amorcer son match contre le Tchèque Vít Kopriva après un retard de deux heures et menait 1-0 lorsqu’une nouvelle averse a forcé les organisateurs à appuyer sur pause à nouveau.

Les activités ont repris vers 15 h 30.

Gabriel Diallo pourrait également amorcer son parcours mardi si le temps le permet. Il croisera le fer avec le qualifié français Kyrian Jacquet.

Liam Draxl (invitation) et Duncan Chan (qualifié) joueront également au premier tour, tandis que le Québécois Félix Auger-Aliassime, deuxième tête de série, a obtenu un laissez-passer pour la deuxième ronde.

Tommy Thurber

Tommy Thurber

Journaliste