Il y aura un changement sur les lignes de touche du stade Molson Percival lors des matchs des Alouettes de Montréal la saison prochaine.
L’équipe a annoncé la semaine dernière que l’équipe de danse des Alouettes serait remplacée par une équipe de meneuses de claque de l’Université de Montréal (UdeM) Carabins pour la saison 2026.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
L’équipe de danse, qui participait aux matchs des Alouettes depuis 25 ans, n’existera plus.
«Mon rêve était de faire partie des Alouettes»
La nouvelle a été un choc pour Amanda Marsillo, qui faisait partie de l’équipe depuis deux ans et occupait le poste de responsable des réseaux sociaux pour l’équipe.
«Nous nous sentons ignorées, invisibles. Nous n’avons pas eu notre mot à dire, non pas pour les convaincre de nous reprendre, mais plutôt pour leur faire comprendre les répercussions de cette décision et le passé que nous laissons derrière nous», a-t-elle confié.
Perdre l’équipe, c’est comme perdre le rêve de toute une vie, selon Mme Marsillo.
«Je m’entraîne comme danseuse depuis l’âge de trois ans», a-t-elle dit. «C’était tellement excitant. Mon rêve était de faire partie des Alouettes depuis mon plus jeune âge, [et] j’avais des membres de ma famille dans l’équipe. Pour moi, c’était tout ce que je pouvais imaginer, et c’était une opportunité incroyable.»
Selon Amanda Marsillo, le passage à une équipe universitaire supprime le processus d’audition et la possibilité pour les danseuses professionnelles de se produire aux côtés des quarterbacks, des gardes et des receveurs professionnels.
Selon elle, le processus d’audition permet à n’importe qui de tenter sa chance pour intégrer l’équipe, ce qui fait de Montréal une équipe professionnelle unique en son genre.
«Nous considérons la LCF et les Alouettes comme une équipe professionnelle», a affirmé Amanda Marsillo. «Le fait d’intégrer une équipe universitaire pour encourager une équipe professionnelle nous enlève en quelque sorte la fierté que nous avons ressentie en passant ces auditions et en donnant le meilleur de nous-mêmes pour y arriver.»
Pas une décision budgétaire
La plupart des équipes de la LCF et de la NFL ont des équipes de danseuses. Beaucoup ont également des équipes de meneuses de claque, qui exécutent des figures acrobatiques et des routines de tumbling lors de nombreux matchs.
Les Alouettes ont supprimé leur équipe de meneuses de claque en 2020, pour ne garder qu’une équipe de danse. Amanda Marsillo et d’autres membres de l’équipe de danse auraient préféré que les deux équipes soient maintenues sous une forme ou une autre.
Selon l’équipe, la décision de travailler avec l’équipe de meneuses de claque des Carabins à l’avenir n’est pas motivée par des raisons budgétaires, mais s’inscrivait dans le cadre d’un plan plus large visant à renouer avec la communauté et le football amateur au Québec.
«Nous avons décidé que le cheerleading et le football étaient indissociables, et avons donc pris la décision de nous associer aux personnes très talentueuses de l’Université de Montréal et des Carabins», a soutenu Joey Alfieri, directeur de la communication des Alouettes. «Nous voulons contribuer au développement du cheerleading, et nous pensons que cela leur offre une excellente plateforme et une formidable opportunité pour y parvenir.»
Amanda Marsillo comprend toutefois que la décision n’a pas été facile à prendre.
«Quand il s’agit de prendre des décisions, ce n’est jamais facile. Je ne pense pas que cela ait été une décision facile pour eux, ni pour aucune partie de l’organisation», a-t-elle ajouté.
Elle et les autres danseuses gardent l’espoir que l’équipe de danse reviendra et que l’organisation se rendra compte de ce qu’elle a perdu.
«Nous sommes toutes des danseuses incroyables et passionnées qui voulons apporter quelque chose à notre ville», a-t-elle dit. «Cela apporte de l’énergie à la foule. Tout le monde est enthousiaste. Nous pouvons sentir la foule et notre énergie qui lui est transmise.»

