LAVAL – Le Rocket de Laval a été éliminé dès sa première série en s’inclinant, 3-2, devant ses partisans dans un match ultime face aux Marlies de Toronto.
Le club-école du Tricolore a dominé la plupart de la partie samedi, mais il a échappé deux avances et Vinni Lettieri a enfilé le but victorieux avec 9 :38 à écouler au match.
L’an dernier, le Rocket avait été en mesure d’effectuer un long parcours éliminatoire en baissant pavillon en finale d’association.
Cette année, la troupe de Pascal Vincent semblait posséder les ressources pour répéter, au minimum, un tel scénario. Mais le Rocket a été coulé par deux performances décevantes dans les duels deux et trois de cette série.
« On a commis de petites erreurs mentales et on affrontait une équipe expérimentée qui avait beaucoup de profondeur à l’attaque. On sentait qu’on avait une très bonne équipe, puis on cochait beaucoup de cases pour le hockey de séries donc c’est sûr que c’est extrêmement décevant », a commenté le vétéran Alex Belzile.
« C’est dur… Plus qu’on vieillit, on voit que ça passe vite le hockey. Ça n’arrive pas souvent de finir au sommet de sa division. Je pense qu’on n’a pas encore réalisé, même pour les entraîneurs, que l’année est finie. Ce n’est pas facile à digérer », a mentionné Tobie Bisson.
Quant à ce cinquième match, on peut cibler le fait que la brigade défensive du Rocket devait se débrouiller sans deux piliers en David Reinbacher (qui n’avait pas complété le match précédent) et Marc Del Gaizo.
Aiden Dubinsky a donc disputé seulement son deuxième match en carrière dans la Ligue américaine et il a été peu utilisé, ce qui était prévisible.
Malheureusement pour le Rocket, Dubinsky a été piégé dans une bataille pour la rondelle en fond de territoire sur le but des Marlies qui a créé l’égalité 2 à 2. Reese Johnson a hérité d’une rondelle dans l’enclave et il n’a pas raté sa chance.
« De jouer à cinq défenseurs, pratiquement pendant les trois derniers matchs, a probablement provoqué un peu de fatigue mentale et on a commencé à prendre des décisions que je n’ai pas vues cette saison. On n’essayait pas de jouer sur les talons, mais on l’a fait », a cerné Pascal Vincent.
Le Rocket avait opté pour un jeu hermétique, ce qui était logique dans les circonstances, mais la stratégie a été anéantie par la remontée des Marlies au dernier tiers.
Sans être un mur devant son filet, le gardien Kaapo Kähkönen n’a pas été à blâmer pour les buts alloués.
On doit aussi mentionner que le travail des arbitres n’a pas fait l’unanimité alors que plusieurs gestes n’ont pas été punis.
« On n’a pas été en mesure de marquer un troisième et un quatrième but. Puis, en troisième période, on a arrêté de faire des jeux. On s’est débarrassés de la rondelle. Ce n’est pas ce qu’on a enseigné toute la saison. On voulait demeurer agressifs dans la dernière période », a décortiqué l’entraîneur du Rocket.
Avant cette remontée, Owen Beck avait été en mesure d’enfiler deux buts, une première en plus d’un an pour lui.
Un superbe jeu défensif de Sean Farrell a également sombré dans l’oubli alors qu’il avait volé un but en repoussant la rondelle dans les airs à mi-chemin en troisième période.






