Le Rocket de Laval n’aurait pas pu demander mieux comme performance pour rester en vie dans sa demi-finale de la section Nord.
Les vétérans ont donné le ton et le club-école du Canadien de Montréal a forcé la tenue d’un match ultime en blanchissant les Marlies de Toronto 4-0, mardi soir, au Coca-Cola Coliseum.
Les Lavallois n’avaient pas répondu aux attentes à leurs deux dernières parties et ils s’étaient placés au bord du gouffre. En revenant à leur style, ils ont toutefois montré qu’ils n’étaient pas encore prêts à tirer un trait sur leur saison.
Le Rocket a rapidement changé la dynamique du match grâce à un but d’Alex Belzile dès la première minute de jeu. Samuel Blais a porté un dur coup avec deux buts en deuxième période, et Laurent Dauphin a sonné le glas des Marlies en faisant bouger les cordages tôt au troisième engagement.
Cette performance de trois importants vétérans au sein de l’équipe a semblé rallier les troupes et pour la première fois depuis le premier match, il n’y a pas vraiment eu de passagers.
«C’est difficile de pointer exactement ce qui s’est mieux passé aujourd’hui. Il y a eu tellement de choses, a mentionné l’entraîneur-chef Pascal Vincent. Les vétérans ont bien joué, mais les jeunes aussi. Les trios de Belzile et de Dauphin ont été bons, mais celui de (Lucas) Condotta a établi le momentum. Je pourrais nommer tous les joueurs. Ç’a été une belle victoire d’équipe.»
La série est maintenant égale 2-2 et le duel ultime aura lieu samedi après-midi, à la Place Bell. Une chose est sûre, si le Rocket reste encore dans ses limites, ses adversaires devront connaître un match quasi parfait pour enlever les honneurs de cet affrontement.
Mardi, les joueurs de Vincent ont gardé les choses beaucoup plus simples et ils n’ont pas fait dans la dentelle pour appliquer de la pression sur leurs vis-à-vis. Les rondelles ont été rejetées en fond de territoire, il y a plus de tirs au filet et le travail le long des bandes a porté ses fruits.
«Les deux dernières défaites ont été difficiles à digérer, mais nous avons eu le temps de nous regrouper. Nous savons que nous sommes une bonne équipe si nous jouons de la bonne manière, a insisté Blais. Nous avons montré aujourd’hui que les cinq joueurs étaient connectés sur la glace. Nous sommes difficiles à battre de cette façon et nous voulons en finir samedi après-midi devant nos partisans.»
Ce qui avait aussi fait défaut, surtout dans la deuxième rencontre, c’est l’indiscipline. Cette fois, les joueurs du Rocket ont été en mesure de maîtriser leurs émotions et ils ne sont pas tombés dans le piège tendu par leurs rivaux.
«Nous avons beaucoup parlé dans les derniers jours de garder le focus sur nous. Nous avons éliminé les discussions entre les deux bancs, les choses qui se passent entre les sifflets et nous avons joué au hockey. Nous sommes restés concentrés sur ce qui devait être fait lors de la prochaine présence», a analysé Vincent.
Kaapo Kahkonen, qui avait donné neuf buts à ses quatre dernières périodes, a aussi donné son grain de sel, même s’il n’a pas été aussi occupé. Il a repoussé 18 rondelles pour enregistrer son premier jeu blanc dans l’uniforme des Lavallois.
Le retour au jeu du défenseur Adam Engström n’a également pas nui. Le Suédois a été cédé par le Tricolore lundi, et il a été grandement utilisé, surtout après la perte de David Reinbacher au premier vingt.
«C’était super de jouer et de gagner. Je pense que j’ai bien fait, surtout que je n’avais pas joué depuis longtemps, a exprimé Engström. Ça s’est bien passé et nous sommes allés chercher une belle victoire. Maintenant, c’est à nous de finir ça à la Place Bell.
Artur Akhtyamov a cédé trois fois en 25 tirs et il a été remplacé par Dennis Hildeby au début du troisième vingt. Hildeby a permis un but en sept lancers.
Retour aux sources
Les Marlies avaient frappé à la vitesse de l’éclair lors du troisième match – en 11 secondes pour être précis – mais ils se sont fait jouer le même tour lors du quatrième.
Après une percée de Jacob Quillan, Belzile a poussé le disque derrière la défensive torontoise pour s’échapper. Même pourchassé, le vétéran a logé son tir par-dessus la mitaine d’Akhtyamov pour ouvrir le pointage dès la 46e seconde.
Ayant peut-être appris des deux dernières parties, le Rocket a retrouvé son style de jeu pour étouffer ses adversaires. Il a été récompensé en limitant les occasions de marquer et en offrant une première période plutôt tranquille à Kahkonen.
Les visiteurs ont aussi amorcé le deuxième engagement du bon pied, mais le tir des poignets de Dauphin a atteint le poteau à la droite d’Akhtyamov. Après un avantage numérique qui a donné un peu de momentum, les Lavallois ont doublé leur avance.
En entrée de zone, Dauphin et Owen Beck ont fait circuler la rondelle le long de la bande jusqu’à Blais. Son lancer frappé a touché Marshall Rifai, qui était positionné devant le demi-cercle, et le disque a changé de trajectoire pour se retrouver au fond du filet.
Les Marlies ont eu une occasion de freiner l’élan du Rocket lorsque Cédric Paré a été oublié devant le filet, mais Kahkonen n’a pas mordu à sa feinte et il a stoppé son lancer avec le bouclier. Cet arrêt fut assez important, car environ une minute et 30 secondes plus tard, Blais a profité de tout l’espace devant lui pour enfiler l’aiguille dans la lucarne.
Déjà ébranlée par les 40 premières minutes, la formation torontoise a subi un dur coup au dernier tiers. Elle évoluait pourtant en avantage numérique lorsque Florian Xhekaj a permis à Dauphin de s’échapper et de déjouer Hildeby.
Le Rocket a ensuite continué à appliquer son style de jeu pour permettre à Kahkonen de savourer son blanchissage.
