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Le hockey féminin en plein essor au Québec

Selon Hockey Québec, les inscriptions sont passées de 6072 filles en 2021-2022 à 9342 cette saison.

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De plus en plus de filles s'inscrivent pour jouer au hockey, et le nombre d'équipes dans la province a plus que doublé ces dernières années. De plus en plus de filles s'inscrivent pour jouer au hockey, et le nombre d'équipes dans la province a plus que doublé ces dernières années.

À Montréal-Ouest, les filles se préparent pour l’entraînement avec l’aide de leurs parents. Comme beaucoup d’enfants de 7 et 8 ans, elles savent déjà ce qu’elles veulent.

«Je faisais partie d’une équipe mixte. Mais oui, je voulais plutôt faire partie d’une équipe uniquement féminine», a expliqué l’attaquante Claire MacMahon.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Depuis la saison 2021-2022, le hockey féminin au Québec connaît une croissance constante. Selon Hockey Québec, les inscriptions sont passées de 6072 filles en 2021-2022 à 9342 cette saison, soit une augmentation annuelle moyenne de 11,4 %.

La plus forte augmentation a été enregistrée en 2022-2023, avec une hausse de 16,3% des inscriptions par rapport à l’année précédente.

Le nombre d’équipes féminines a également plus que doublé pendant cette période. Il y avait 114 équipes en 2021-2022 et aujourd’hui, 242 équipes participent à la Ligue québécoise de hockey féminin.

Hockey Québec attribue cette augmentation en partie à la Ligue professionnelle de hockey féminin (PWHL), mais les années olympiques d’hiver ont entraîné une hausse encore plus importante des inscriptions.

Et si aucun joueur québécois ne figurait dans l’équipe olympique masculine, il en va tout autrement pour l’équipe féminine.

Deux des joueuses les plus en vue de l’équipe canadienne sont originaires de la province.

«On nous dit souvent qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs québécois. Et c’est le même genre de sujet du côté des hommes», a rapporté Stéphanie Poirier, directrice du hockey féminin à Hockey Québec. «Mais, bien sûr, les deux joueuses qui font la différence dans l’équipe sont originaires de notre province.»

Des filles comme Claire MacMahon et sa coéquipière, la gardienne Mollie Bowen, l’ont remarqué.

«J’aime beaucoup Marie-Philip Poulin», a confié l’attaquante.

«J’aime bien Ann-Renée Desbiens», a ajouté la gardienne.

Mais cette popularité croissante s’accompagne de nouveaux défis. Hockey Québec affirme qu’il n’y a tout simplement pas assez de patinoires pour répondre à la demande, ce qui oblige les équipes féminines à s’entraîner ou à jouer à des heures inhabituelles.

«Il est difficile d’obtenir ces créneaux horaires. C’est donc un énorme problème. C’est probablement l’un des plus importants à l’heure actuelle», a indiqué Stéphanie Poirier.

Malgré cela, les joueuses de Montréal-Ouest sont fières de jouer dans une équipe entièrement féminine, surtout après leur récente victoire contre les garçons lors d’un tournoi.

«Je pense que les pères sont assez furieux que les garçons aient été écrasés par les filles», a soutenu Mollie Bowen.

«J’adore le hockey. J’adore travailler dur à l’entraînement. Et puis, quand nous arrivons aux matchs, le travail acharné porte ses fruits», a dit Claire MacMahon.