Sport

Le CF Montréal frappe deux fois dans les arrêts de jeu et bat l'Orlando City SC 2-0

Publié le 

Le joueur du CF Montréal Dagur Thorhallsson (17) célèbre un but en deuxième demie d'un match de la Major League Soccer (MLS) contre l'Orlando City SC, le samedi 9 mai 2026 à Montréal, au Québec. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Le joueur du CF Montréal Dagur Thorhallsson (17) célèbre un but en deuxième demie d'un match de la Major League Soccer (MLS) contre l'Orlando City SC, le samedi 9 mai 2026 à Montréal, au Québec. LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

L’audace et l’amour. Depuis son entrée en fonction, l’entraîneur-chef par intérim Philippe Eullaffroy s’efforce de mettre l’accent sur ces valeurs, et il estime qu’elles sont au cœur des récents succès de son équipe.

Le CF Montréal a profité de la contribution de deux joueurs venus du banc pour inscrire deux buts lors du temps ajouté de la deuxième demie, samedi, et l’emporter 2-0 contre l’Orlando City SC.

Daniel Rios, sur un tir de pénalité, puis Dagur Thorhallsson, lors de l’une des dernières actions du match, ont fait bouger les cordages pour procurer une quatrième victoire en cinq rencontres à l’équipe depuis la promotion d’Eullaffroy.

Pourtant, les entraîneurs ont longuement hésité avant de procéder à des changements, le premier survenant à la 79e minute. Rios est entré à la 85e minute, tandis que Thorhallsson a remplacé Wiki Carmona tout juste après le but de Rios.

L’Islandais de 26 ans a touché la cible avec sa deuxième touche de la rencontre, de l’extérieur de la surface de réparation.

«J’ai dit que si j’entrais dans le match, j’allais marquer et je n’allais pas célébrer. Et puis j’ai marqué, et je ne me rappelle pas si j’ai célébré, a raconté Thorhallsson, qui a finalement sauté avec le poing dans les airs avant d’être rejoint par ses coéquipiers. C’était formidable, et ça donne beaucoup de confiance.»

Ces changements tardifs ont été le résultat d’un match équilibré de la formation locale, qui a dominé dans tous les aspects du jeu.

«L’expression, c’est: “quand ce n’est pas cassé, ne cherche pas à le réparer”, a fait valoir Eullaffroy. Donc c’était un peu ça. On sentait qu’il fallait mettre de l’énergie, des jambes fraîches, mais on avait un petit peu peur de casser l’équilibre qu’on avait sur le terrain.

«Une de nos valeurs est l’audace. Un moment donné, c’était de se dire: “Est-ce qu’on y va pour un point ou on y va pour trois points?” On a voulu respecter nos valeurs. C’était important d’être cohérent par rapport à nos valeurs.»

Le gardien Thomas Gillier a arrêté les quatre tirs cadrés dirigés vers lui pour blanchir l’attaque de la formation floridienne, qui fonctionnait à plein régime récemment.

L’Orlando City SC avait marqué 14 buts à ses quatre dernières parties, dont quatre dans une éclatante victoire de 4-3 contre l’Inter Miami, samedi dernier, malgré le fait que les champions en titre de la MLS avaient pris l’avance 3-0.

Eullaffroy a indiqué que le plan de match était d’utiliser cette force de frappe et de la tourner à l’avantage de son propre club.

«Ils ont énormément de qualités, mais ils ont aussi des statistiques nettement moins efficaces sur l’aspect défensif, a relevé l’entraîneur. Donc c’était de savoir comment, de leur force d’attaque, on pouvait en faire une faiblesse de l’autre côté.

«Et en fait, les succès défensifs, c’est un peu d’avoir changé le système, d’avoir une mentalité des garçons qui veulent défendre les uns pour les autres. Il y a une vraie volonté de ne concéder que très peu d’occasions à l’adversaire et aujourd’hui, ça a été une belle performance de ce côté-là», a-t-il ajouté.

Après une première défaite sur la pelouse du stade Saputo quelques heures avant le congédiement de l’entraîneur-chef Marco Donadel, le CF Montréal a gagné ses quatre matchs suivants à domicile en incluant la rencontre de mercredi en Championnat canadien.

Au cours de cette séquence victorieuse devant ses partisans, l’équipe n’a alloué qu’un seul but, et il s’agit d’un but contre son camp de Matty Longstaff dans une victoire de 4-1 contre les Red Bulls de New York.

Outre un ajustement tactique dans le jeu défensif, Eullaffroy a également attribué ces succès à un changement de mentalité.

«C’est une combinaison de beaucoup de choses, la mentalité d’abord, a-t-il commencé par dire. On insiste beaucoup sur les émotions, le vivre ensemble, et quand des personnes s’entendent bien en dehors du terrain, ils se sentent plus libres de faire des efforts pour l’autre.

«L’amour fait faire beaucoup de choses. Donc quand il y a de l’amour dans un groupe, eh bien voilà, on se bat les uns pour les autres, a-t-il expliqué. C’est ce qu’on recherche. C’est la joie de faire les choses, d’être heureux de courir, pour soi-même, mais aussi pour l’autre. Ce sont ces changements-là qui amènent à être solides.»

Le gardien québécois Maxime Crépeau, qui a effectué trois arrêts, a perdu l’occasion de signer son premier blanchissage de la saison à quelques minutes de la fin.

Le CF Montréal disputera trois autres matchs avant la pause pour la Coupe du monde, dont les deux prochains à domicile. Les Timbers de Portland seront de passage au stade Saputo mercredi, puis le Fire de Chicago sera en ville samedi prochain.

Un autre ancien de l’organisation montréalaise, soit le Québécois James Pantemis, est le gardien numéro 1 des Timbers. Tout comme Crépeau, il a été formé par l’Académie, qu’Eullaffroy a dirigée pendant plusieurs années.

«C’est un sentiment partagé quand on les voit, a lancé Eullaffroy. Avec Max, on s’est tombé dans les bras, on s’apprécie vraiment beaucoup, mais ça reste que pendant 90 minutes, il nous a encore emmerdés. On est compétiteurs, mais avant et après, ça fait énormément de plaisir de les voir. Ça reste les bébés du club qui font leur carrière, leur bonhomme de chemin et de manière très brillante.

«Pour moi, il y a le petit côté émotionnel parce qu’on a partagé plein de choses avec ces joueurs-là. Mais très content de les voir, en espérant qu’ils soient moins bons que d’habitude quand ils nous affrontent», a conclu Eullaffroy.

Tommy Thurber

Tommy Thurber

Journaliste