Le boxeur Alex Hilton est décédé à l’âge de 61 ans, a indiqué son frère Jimmy mardi.
«Alex Stewart Hilton s’est éteint aujourd’hui dans son sommeil, à l’âge de 61 ans. Il était le meilleur fils, frère et ami qui ait jamais existé; il nous manquera terriblement et restera à jamais dans nos cœurs. Je t’aime, mon frère», a écrit Jimmy Hilton dans une publication relayée sur Facebook.
«Les mots ne suffisent pas à exprimer le choc et la tristesse que nous ressentons tous face à la perte de notre frère et fils bien-aimé, l’un des hommes les plus authentiques que j’aie jamais connus», ajoute-t-il dans la publication.
Alex Hilton - un des boxeurs de la même famille qui comprend Dave Hilton fils et Matthew Hilton – a connu une longue carrière de pugiliste qu’il a débutée en 1982.
Selon le site de statistiques de la plateforme spécialisée Boxrec, Hilton a combattu au niveau professionnel 48 fois et a tenu une fiche de 37 victoires, incluant 23 par K.-O., et de 11 défaites (7 par K.-O.).
Il a accroché ses gants en 2004.
Être un Hilton
La vie d’Alex Hilton a été marquée par plusieurs démêlés avec la justice, ainsi que des enjeux de consommation d’alcool.
En effet, le nom des Hilton en est un lourd à porter. Son frère Dave, qui a connu une carrière locale spectaculaire au Québec, a été adulé par certains pour ses performances dans le ring, mais a été condamné à sept ans de prison pour avoir abusé sexuellement de ses filles à l’époque où elles étaient encore adolescentes.
Alex a pour sa part été mis en vedette dans la série documentaire Être un Hilton, parue sur Crave en 2024 et dans laquelle Marie-Claude Savard explore les coulisses de l’ascension fulgurante – ainsi que la chute brutale – des frères Hilton.
Des «fusées»
Selon l’expert québécois de la boxe Bernard Barré, Alex Hilton et ses frères ont «tenu à bout de bras la boxe québécoise dans les années 1980».
M. Barré rappelle qu’Alex a presque atteint les 20 victoires consécutives au début de sa carrière, mais deux défaites contre un boxeur que plusieurs Québécois connaissent très bien, Stéphane Ouellet, ont fait tourner sa carrière sur une pente descendante.
«On a vu ses limites à partir de là», a commenté M. Barré auprès de Noovo Info.
Figure importante de la boxe québécoise comme analyste, ainsi que pour son rôle dans les opérations d’Interbox par le passé et du Groupe Yvon Michel (GYM), M. Barré a travaillé pour la Fédération québécoise de boxe olympique (FQBO) de 1985 à 1998 en tant que coordonnateur technique, directeur des programmes de développement, directeur technique, puis directeur général adjoint.
M. Barré a donc vu de près la progression d’Alex Hilton. «Il n’avait pas le talent de ses deux frères», dit-il, mais «c’était tous des machines au niveau amateur».
«Ils ont passé comme des fusées», illustre-t-il. «Dans leur comportement, ils ont trébuché à quelques reprises, disons [...] Ils ont eu des démêlés avec la justice et ça a fait mal à la boxe en général.»
Au final, «l’éducation leur a manqué», croit M. Barré,
Avec la collaboration de Julien Denis pour Noovo Info.

