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La FIFA baisse le prix de certains billets pour la Coupe du monde à 60 $ US

La FIFA a annoncé mardi que des billets à 60 $ US seront disponibles pour chaque match du tournoi en Amérique du Nord.

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino (à droite), remet le prix FIFA pour la paix au président Donald Trump lors du tirage au sort de la Coupe du Monde de soccer 2026 au Kennedy Center à Washington, le vendredi 5 décembre 2025. (Photo AP/Chris Ca... Le président de la FIFA, Gianni Infantino (à droite), remet le prix FIFA pour la paix au président Donald Trump lors du tirage au sort de la Coupe du Monde de soccer 2026 au Kennedy Center à Washington, le vendredi 5 décembre 2025. (Photo AP/Chris Carlson, archive) (Chris Carlson)

À la suite d’une vague de protestations internationales, la FIFA a baissé le prix de certains billets pour la Coupe du monde destinés aux partisans les plus fidèles des équipes. Certains pourront ainsi assister à la finale pour 60 $ US au lieu de 4185 $ US.

Il s’agit d’un rare revirement de la part de l’instance dirigeante du soccer et de son président, Gianni Infantino, après avoir essuyé une vague de critiques concernant sa stratégie pour la Coupe du monde, notamment les prix exorbitants et son rapprochement politique avec le président américain Donald Trump.

La FIFA a annoncé mardi que des billets à 60 $ US seront disponibles pour chaque match du tournoi en Amérique du Nord et seront attribués aux fédérations nationales dont les équipes participent.

Ces fédérations décideront ensuite de la distribution de ces billets aux partisans fidèles ayant assisté aux matchs précédents, à domicile comme à l’extérieur. Le nombre de billets à 60 $ US par match devrait se situer entre 400 et 750 par équipe, dans ce que la FIFA appelle désormais une catégorie de prix «Entrée Partisan».

La FIFA a choisi 16 villes hôtes, dont 11 stades de la NFL aux États-Unis, ainsi que deux au Canada et trois au Mexique.

La FIFA n’a pas précisé les raisons de ce changement de stratégie radical, mais a indiqué que la baisse des prix vise à «encourager davantage les partisans à se déplacer pour suivre leur équipe nationale tout au long du tournoi».

Cependant, l’association Football Supporters Europe (FSE), qui représente les groupes de partisans amateurs, a déclaré que cette baisse de prix limitée était «une mesure d’apaisement face à la vague de protestations internationales».

«Cela montre que la politique de billetterie de la FIFA n’est pas définitive, qu’elle a été décidée à la hâte et sans consultation adéquate», a déclaré l’association dans un communiqué.

La Coupe du Monde en Amérique du Nord sera la première édition à réunir 48 équipes (contre 32 auparavant) et devrait rapporter à la FIFA au moins 10 milliards $ US, tout en étant la plus chère jamais organisée pour les partisans. Malgré le tollé suscité par les prix, la FIFA affirme avoir déjà reçu plus de 20 millions de demandes de billets lors de sa dernière phase de vente.

Le groupe FSE a affirmé que, même après l’annonce de mardi, «la grande majorité des partisans devront encore payer des prix exorbitants, bien plus élevés que lors de n’importe quel tournoi précédent».

La semaine dernière, les partisans du monde entier ont réagi avec stupeur et colère en découvrant le plan de billetterie de la FIFA, qui ne prévoyait aucun billet dans la catégorie la moins chère pour les équipes participantes. Leur allocation standard est de 8 % de la capacité du stade par équipe.

Les prix les plus bas variaient de 140 $ US à 265 $ US pour les matchs de la phase de groupes n’impliquant pas les États-Unis, le Canada et le Mexique, pays coorganisateurs. Les matchs à 265 $ US concernent l’Argentine de Lionel Messi, le Portugal de Cristiano Ronaldo et des équipes très populaires, comme le Brésil et l’Angleterre.

La FIFA a fixé ces prix malgré l’engagement pris il y a huit ans par les pays coorganisateurs — lors de leur candidature pour le tournoi — de mettre à disposition des centaines de milliers de billets à 21 $ US pour les matchs précédant les phases finales. Le programme d’hospitalité des stades modernes de la NFL, désormais géré en interne et non plus par une agence externe, devrait rapporter des milliards de dollars à la FIFA au lieu de centaines de millions.

Critiques européennes

Les critiques des partisans, notamment en Europe, s’intensifiaient depuis plusieurs mois concernant le projet de «tarification dynamique» et les frais supplémentaires sur la plateforme de revente gérée par la FIFA — deux pratiques courantes dans l’industrie du divertissement américaine, mais inconnues des admirateurs de soccer du monde entier.

La colère des partisans s’est intensifiée la semaine dernière lorsqu’il est devenu évident que les partisans les plus fidèles n’auraient pas accès aux billets les moins chers et que ceux qui souhaitaient réserver un billet pour tous les matchs potentiels de leur équipe — jusqu’à la finale — ne seraient remboursés qu’après le tournoi.

Dans un nouveau revirement mardi, la FIFA a annoncé qu’elle renoncerait à ses frais administratifs pour les remboursements effectués après la finale du 19 juillet.

Avant même la déclaration de la FIFA, l’association de partisans FSE avait appelé mardi à une révision de la politique de la Coupe du Monde concernant les partisans en situation de handicap.

L’association a indiqué que la plateforme de revente de la FIFA proposait des places réservées aux personnes handicapées à un prix plusieurs fois supérieur à leur valeur nominale, sans garantie que ces billets seraient effectivement vendus à des personnes handicapées.

Ces partisans ne peuvent plus non plus obtenir de billets gratuits pour leurs accompagnateurs, contrairement à la dernière Coupe du Monde au Qatar.

Au Qatar, Gianni Infantino avait ouvert son discours de la veille du tournoi par une diatribe contre ceux qui, selon lui, dénigraient le pays hôte, la FIFA et lui-même, déclarant notamment: «Aujourd’hui, je me sens handicapé.»

«Une véritable inclusion exige des actes, a lancé la FSE mardi, rappelant ce discours à M. Infantino. Il est temps que la FIFA abandonne les déclarations populistes et respecte ses engagements.»

Graham Dunbar

Graham Dunbar

Journaliste