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Kimi Antonelli devient le plus jeune champion de l'histoire de la Formule 1

«Merci beaucoup, on l’a fait, on l’a fait, merci beaucoup… merci»

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Le pilote italien de Mercedes, Andrea Kimi Antonelli, célèbre son titre de champion du monde après le Grand Prix de Formule 1 du Mexique, disputé à Mexico, le dimanche 1er novembre 2026. (AP Photo/Eduardo Verdugo) Le pilote italien de Mercedes, Andrea Kimi Antonelli, célèbre son titre de champion du monde après le Grand Prix de Formule 1 du Mexique, disputé à Mexico, le dimanche 1er novembre 2026. AP (Eduardo Verdugo)

MEXICO — Après avoir franchi la ligne d’arrivée du Grand Prix de Mexico derrière le vainqueur de la course, Max Verstappen, et Lewis Hamilton, Kimi Antonelli a posé ses mains sur le volant et, la voix brisée par l’émotion, s’est exclamé : «On l’a fait, on l’a fait.»

Bien que le pilote Mercedes de 20 ans ait terminé troisième dimanche dans la capitale mexicaine, il est devenu le plus jeune champion de l’histoire de la Formule 1.

«J’essaie encore de réaliser et de comprendre ce qui vient de se passer. Quand on travaille si fort et qu’on y parvient enfin, c’est vraiment spécial», a déclaré Antonelli, qui était accompagné de ses parents et de sa sœur cadette.

«Toutes ces émotions me submergent; pouvoir vivre ce moment avec ma famille est un souvenir que je garderai à jamais.»

Antonelli, qui s’est assuré le titre alors qu’il restait encore quatre courses à disputer, a expliqué que le dernier tour avait été compliqué par l’excitation suscitée par son exploit. Il a commencé à savourer ce moment avant même de franchir la ligne d’arrivée.

«Je crois que j’ai perdu deux secondes parce que je ne voyais pas ce qu’il y avait devant moi; je crois avoir aperçu deux Ferrari», a-t-il déclaré en souriant.

«C’était vraiment spécial; beaucoup de souvenirs m’ont traversé l’esprit à ce moment-là, et j’ai laissé libre cours à mes émotions après avoir réalisé l’un de mes plus grands rêves. »

Antonelli, le premier Italien à remporter le titre depuis Alberto Ascari en 1953, a pris une avance insurmontable au classement sur son coéquipier George Russell et sur Hamilton, de Ferrari.

Sebastian Vettel détenait jusqu’alors le record du plus jeune champion, à 23 ans en 2010.

Même si le pilote italien savait, après avoir remporté le Grand Prix des États-Unis, que le titre était à sa portée, ses premiers jours au Mexique n’ont pas été faciles. Il est tombé malade, même s'il a affirmé, dimanche, être au sommet de sa forme physique.

Mais le plus grand défi a été la lutte mentale liée au fait d’avoir cet objectif si proche.

«La fin de semaine n’a pas été facile; j’entendais sans cesse la même chose. Ce n’est pas facile d’entendre des félicitations pour une victoire alors que le travail n’est pas encore terminé. Mais le fait de l’entendre à maintes reprises m’a fait réaliser que je pouvais réellement y arriver.»

Un nouveau champion italien

«Pendant 73 ans, notre pays a attendu ce moment, et aujourd’hui, toute une nation célébrera l’un des siens qui atteint le summum de notre sport », a déclaré Stefano Domenicali, chef de la direction de la Formule 1.

«Aujourd’hui, son nom rejoint les légendes de notre sport. Un nouveau chapitre de l’histoire de la Formule 1 vient d’être écrit, et je crois fermement que ce n’est que le début d’un héritage extraordinaire.»

Verstappen, quant à lui, a remporté sa sixième victoire au Grand Prix de Mexico, consolidant ainsi son affinité avec ce circuit.

«Le Grand Prix “Max-ico” serait un super nom», a déclaré Verstappen en riant. «Pour être honnête, j’adore cette ville et ses partisans, mais je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle j’ai gagné ici six fois; c’est simplement arrivé. Tout se met toujours en place pour moi ici.»

Course interrompue

La course a été interrompue au 46e tour par un drapeau rouge après que Valtteri Bottas a percuté le mur au premier virage, à la suite de problèmes avec sa suspension droite.

Cadillac a indiqué que le pilote avait subi « des examens médicaux supplémentaires par mesure de précaution ». Bottas était sorti de la voiture sans aide et avait salué les partisans avant de quitter la piste.

Au redémarrage, Verstappen était en tête — suivi de Charles Leclerc, Hamilton, Antonelli, Lando Norris et Russell — et le pilote Red Bull n’a pas laissé la victoire lui échapper.

Après le Mexique, la F1 se rendra au Brésil, puis à Las Vegas. Il n’est pas encore certain que les deux derniers Grands Prix prévus — au Qatar et à Abou Dabi — aient lieu, compte tenu de l’instabilité dans la région.

Des coéquipiers Ferrari mécontents

Hamilton, qui s’était assuré la pole position samedi, l’a perdue au quatrième tour alors qu’il se battait pour la tête avec Leclerc. Hamilton est brièvement sorti de la piste, retombant en troisième position.

La manœuvre entre les deux pilotes de Ferrari a fait l’objet d’une enquête, ce qui a entraîné une pénalité de cinq secondes pour Leclerc — une décision qui a mis le septuple champion du monde Hamilton hors de lui.

«Les commissaires sont en train de donner cette victoire à Charles sur un plateau d'argent. Nous étions d’accord lors de la réunion des pilotes», a souligné Hamilton.

«Le problème avec une pénalité de cinq secondes, c’est qu’il a la voie libre et qu’il n’a pas à gérer (la voiture) comme les autres. Il aurait simplement dû rendre sa position.»

«On a des problèmes… de gros, gros problèmes», avait déclaré Hamilton à la radio de l'équipe, peu avant le drapeau rouge provoqué par l'accident de Bottas.

En rentrant au garage, il semblait visiblement frustré par son équipe.

Leclerc a déclaré après la course qu’il voulait rendre sa position à Hamilton, mais Verstappen s’est interposé entre eux.

«À ce moment-là, ça n’avait plus d’importance, car Max nous avait dépassés et la course était terminée», a déclaré Hamilton. «Je suis content, mais nous avons perdu des points précieux; nous aurions facilement pu terminer premier et deuxième aujourd’hui, mais quand ton coéquipier travaille contre toi, il faut simplement trouver une solution et il est certain que quelque chose doit changer.»

Les déboires d’Aston Martin

Après une séance de qualification désastreuse, Fernando Alonso avait plaisanté en disant qu’il ne courrait pas au Mexique et qu’il se rendrait plutôt directement au Brésil.

Cela a failli devenir réalité.

Alonso, double champion de F1, a été contraint d’abandonner prématurément, tandis que le Québécois Lance Stroll quittait la course peu après, au septième tour, couronnant ainsi un passage désastreux au Mexique pour l’équipe Aston Martin.

«On vient de me dire d’abandonner en raison d’un problème de moteur. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. La voiture fonctionnait bien lors des premières séances d’essais, puis elle a connu des défaillances lors des qualifications, et voilà que ça recommence», a déclaré Alonso.

«Nous avons eu des problèmes de fiabilité au pire moment possible.»

Carlos Rodriguez, La Presse Canadienne