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«On fait nos appels» : Gorton et le CH sondent le marché

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À l’approche du repêchage, quelle sera la stratégie des Canadiens de Montréal? Pendant que plusieurs formations bougent à travers la LNH, comment le CH évalue-t-il la situation?

Du bout des lèvres, le président des opérations hockey du club, Jeff Gorton, a répondu en partie à quelques-unes de ces interrogations des journalistes, jeudi, avant de prendre la direction de Buffalo pour le repêchage de la LNH.

À un peu plus de 24 heures de la tenue du premier tour, Gorton a d’abord reconnu que le marché des transactions est en ébullition aux quatre coins du circuit.

«Je pense qu’il y a beaucoup plus d’acheteurs que de vendeurs, alors le marché est intense. On le voit, on fait nos appels et on étudie beaucoup de choses différentes. On verra ce qui arrivera.»

Gorton jure toutefois qu’il ne ressent pas la pression de bouger à son tour parce que les autres clubs, en particulier les rivaux de la division Atlantique, ont déjà posé les premiers gestes pour se renforcer en vue de la prochaine campagne.

«Ce n’est pas une bonne stratégie d’être réactif jusque parce que ce serait notre tour. On va prendre des décisions calculées, c’est ce qu’on fait depuis qu’on est ici. Est-ce qu’on aimerait améliorer notre équipe? Oui. Est-ce qu’on évalue certains dossiers et qu’on fait nos appels? Oui. Mais on ne ressent pas de pression à faire quoi que ce soit qui ne s’imbrique pas bien dans ce que nous voulons faire», a répété le gestionnaire du Tricolore.

Bien que la situation puisse changer dans les prochaines minutes ou heures, Gorton a affirmé qu’il s’attend - pour l’instant - à utiliser sa sélection de première ronde, la 28e au total, pour ajouter un espoir à sa relève.

«Je ne veux pas faire de promesses. L’an dernier, quand je vous ai parlé à la veille du repêchage, tout a déboulé tout de suite après. Alors c’est dur de prédire ce qui arrivera. Dès que je vais quitter cette salle, ça pourrait devenir excitant.»

Car Gorton le reconnaît, son organisation dispose déjà d’une excellente banque d’espoirs qu’il pourrait monnayer pour combler des besoins immédiats dans le vestiaire du Centre Bell.

«Si on se fie aux conversations que nous avons eues [avec les autres équipes], nous savons que certaines jugent que nous avons beaucoup de bons joueurs. Notre téléphone sonne, ce qui est toujours une bonne chose.»

Le Tricolore détient par ailleurs des sélections aux 2e, 3e, 4e (deux), 6e, et 7e tours (deux). Si la direction ne devait pas procéder à de transaction, elle parlerait donc aux 28e, 61e, 93e, 103e, 125e, 189e, 221e et 224e échelons.