Une association de hockey mineur a-t-elle réellement engagé un détective privé pour s’assurer que des enfants, dont une fillette de 8 ans, résidaient sur leur territoire? Le récit rapporté par le chroniqueur sportif Martin Leclerc a suscité de nombreuses réactions.
Un long texte publié par Radio-Canada mardi matin a eu l’effet d’une onde de choc: sous le couvert de l’anonymat, des parents témoignent qu’un homme a pris des photos de leurs enfants à Lévis dans le but de démontrer qu’ils ne vivaient pas sur le territoire d’une association de hockey mineur de Québec et qu’ils n’avaient donc pas le droit d’y évoluer.
Tout proviendrait d’une règle de Hockey Québec obligeant les hockeyeurs d’âge mineur à jouer «pour une équipe qui opère dans les limites du territoire de recrutement où se situe leur domicile». Or, un jeune vivant à Lévis ne pourrait pas évoluer pour un club de Québec.
Cependant, la famille aurait deux résidences, dont une à Québec. Cela n’aurait pas empêché Hockey Lévis de refuser le «transfert» des enfants vers une autre association de hockey mineur.
Journaliste sportif au Soleil, Mikaël Lalancette souligne que, si elle est vraie, cette histoire est «digne d’un très mauvais film».
«Quelqu’un quelque part ne fait pas son travail», a ajouté le collaborateur de Noovo Info, qui ajoute que cette affaire serait désormais une saga judiciaire.
«Ça n’a pas de bon sens, comment on en est rendu là? Le hockey québécois est en crise et on perd du temps avec ça.»
— Mikaël Lalancette, journaliste sportif
M. Lalancette n’arrive pas à comprendre qu’une solution n’ait pas été trouvée afin de permettre aux jeunes de jouer au hockey.
«Il faut qu’il y ait des adultes dans la pièce», a-t-il conclu.
Le chef intérimaire de Lévis Force 10, Benoit Forget Chiasson, n’a pas mâché ses mots par rapport à cette saga.
À ses yeux, le tout «n’est pas digne d’une organisation sportive» à Lévis.
«Des gens vont devoir répondre à certaines questions par rapport à ça», a-t-il ajouté.
À voir dans la vidéo.

