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Des militants ukrainiens exigent que le Canada sanctionne Alex Ovechkin

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Le capitaine des Capitals de Washington, Alex Ovechkin, le dimanche 12 avril 2026, à Washington. AP/Nick Wass, archive) Le capitaine des Capitals de Washington, Alex Ovechkin, le dimanche 12 avril 2026, à Washington. AP/Nick Wass, archive) (Nick Wass)

Le Congrès des Ukrainiens canadiens (CUC) demande au gouvernement fédéral de sanctionner et d’interdire l’entrée sur le territoire du capitaine des Washington Capitals, le russe Alex Ovechkin, pour avoir participé à une publicité pour un parti proche du président russe, Vladimir Poutine.

Ovechkin est apparu dans une publicité télévisée, debout derrière le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, tandis que ce dernier promettait «aucune pitié» pour ceux qui attaqueraient la Russie.

«Si vous pouvez observer ce qui se passe actuellement en Ukraine et fermer les yeux sur les atrocités commises par le régime de Poutine, alors vous faites, au mieux, preuve d’aveuglement volontaire», a lancé vendredi le ministre canadien de la Justice, Sean Fraser, devant les journalistes.

Le CUC réitère ses appels lancés dès 2022 pour que le hockeyeur soit banni pour avoir soutenu Vladimir Poutine, qui a attaqué l’Ukraine en 2014 et lancé une invasion à grande échelle en 2022.

Des députés libéraux ont condamné le soutien apporté par le joueur de hockey professionnel au régime de Poutine, mais se sont abstenus de réclamer son interdiction de séjour au Canada.

«Ovechkin fait campagne pour Russie unie — un parti de criminels de guerre qui enlèvent des enfants ukrainiens et assassinent des civils ukrainiens, a écrit le CUC sur les réseaux sociaux. Le gouvernement canadien devrait sanctionner et interdire l’entrée sur son territoire à Ovechkin, un partisan répugnant de la guerre génocidaire menée par la Russie contre l’Ukraine.»

M. Fraser a déclaré qu’il ne lui appartenait pas de décider si le Canada allait imposer des sanctions ou une interdiction d’entrée sur le territoire à Ovechkin.

«Je laisserai le processus officiel suivre son cours en ce qui concerne les décisions politiques prises par certains de mes collègues, a dit le ministre. Il ne s’agit pas ici de principes futiles. Il s’agit de questions cruciales: l’intégrité territoriale, la souveraineté des nations, l’autodétermination.»

Les décisions relatives à l’imposition de sanctions ou d’interdictions d’entrée sont prises au Conseil des ministres. Les sanctions relèvent généralement de la compétence d’Affaires mondiales Canada, tandis que le ministère de l’Immigration supervise les interdictions d’entrée.

Le ministre des Transports, Steven MacKinnon, n’a pas non plus souhaité se prononcer sur l’idée de sanctions.

«Je n’aime pas mêler les sports, les divertissements, la culture et la politique, mais il est clair que ça va donner de l’inconfort à bien des partisans de hockey», a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, s’est montré plus laconique.

«Je ne parle pas de sport», a-t-il simplement répondu aux journalistes.

Alex Ovechkin a déclaré cette semaine qu’il souhaitait la paix et qu’il n’avait pas hésité à participer à la publicité lorsque les responsables lui avaient demandé de s’y associer.

«Je suis russe et je soutiens mon pays, a expliqué le hockeyeur jeudi. Je suis pour la paix et l’amour, et j’espère que, partout dans le monde, peu importe qui vous êtes, tout le monde comprendra que chacun souhaite la paix et espère que tout ira bien dans le monde.»

Ovechkin avait exprimé son soutien au président russe en 2017, lorsqu’il avait lancé un mouvement social baptisé «l’équipe Poutine».

«Je soutiens simplement mon pays», avait-il affirmé à l’époque.

Invité à réagir à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, Ovechkin avait répondu: «S’il vous plaît, plus jamais de guerre.» Lorsqu’il avait été interrogé sur sa relation avec Vladimir Poutine, Ovechkin avait résumé cela par: «C’est mon président, mais je ne fais pas de politique. Je suis un sportif.»

Ce genre de réponse n’a jamais satisfait certains des détracteurs les plus virulents d’Ovechkin, notamment des joueurs de hockey d’Europe centrale et de l’Est.

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères de la Lettonie a annoncé l’inscription d’Ovechkin sur une liste de «personae non gratae» et lui a interdit l’entrée sur le territoire de ce pays, qui est membre de l’OTAN et partage une frontière avec la Russie.

Les défenseurs d’Ovechkin se sont ouvertement interrogés sur les dangers qui le menaceraient s’il critiquait le président Poutine et le gouvernement russe. Le joueur a annoncé qu’il avait l’intention de vivre en Russie plus tard.

«Je vais rester là-bas. Je vais y vivre, mes enfants vont y vivre, ma famille aussi. Je suis donc pour la paix et l’amour, et j’espère que tout ira bien, a indiqué Ovechkin. Ma patrie, c’est la Russie. Washington est ma deuxième patrie.»

Avec des informations de l’Associated Press

Dylan Robertson

Dylan Robertson

Journaliste