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Des médaillés olympiques heureux d’être de retour à la maison

«Je n’aurais pas pu écrire un meilleur scénario», a lancé Mikaël Kingsbury.

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Le skieur acrobatique canadien Mikael Kingsbury montre ses médailles aux partisans et aux médias après son arrivée à l'aéroport international Montréal-Trudeau, le lundi 23 février 2026. Le skieur acrobatique canadien Mikael Kingsbury montre ses médailles aux partisans et aux médias après son arrivée à l'aéroport international Montréal-Trudeau, le lundi 23 février 2026. (Christopher Katsarov)

Pour Valérie Maltais, Mikaël Kingsbury et Courtney Sarault, les Jeux olympiques de Milan-Cortina ont été sensationnels, mais chacun d’eux était heureux d’être de retour à la maison, lundi soir.

«C’est assez incroyable de terminer ma carrière comme ça», a lancé Maltais, tout sourire, lors de son arrivée à l’aéroport international Montréal-Trudeau.

«Je voulais vraiment me sentir accomplie lorsque j’allais dire que c’était mes derniers Jeux olympiques», a poursuivi la patineuse de 35 ans, qui avait ses trois médailles remportées en Italie au cou.

Maltais s’est préparée pendant quatre ans pour ce moment et ce n’est pas le fruit du hasard si elle a connu autant de succès pendant les Jeux.

«On se prépare toujours pour être au sommet de notre forme aux Jeux, mais là, je me suis bien sentie dès le début, a dit l’athlète originaire de La Baie. Je me suis dit : ‘Hey, on en profite.’ J’ai tellement eu mal aux jambes sur le vélo à l’entraînement... faire un 3000 mètres, un 1500 mètres, c’est juste une répétition.»

C’est à ce moment que David La Rue, coéquipier de Maltais en patinage de vitesse longue piste, a tenu à prendre la parole pour la louanger.

«Ça fait quatre ans qu’on s’entraîne ensemble et je n’ai jamais vu quelqu’un d’autant dédié à la tâche, a-t-il dit avec sincérité. Elle le mérite amplement. Elle s’est préparée d’une manière incroyable. C’est vraiment impressionnant.»

Kingsbury a lui aussi gagné une médaille d’or — et une d’argent — en Italie. Et tout comme Maltais, il en était à ses derniers Jeux olympiques.

«Je n’aurais pu écrire un meilleur scénario, a-t-il admis, en regardant ses deux médailles. Oui, la médaille d’argent, c’est passé si près (de l’or), mais c’est ce qui m’a mis le couteau entre les dents pour gagner celle d’or.»

Kingsbury a tout gagné dans son sport, mais ce qui le rend le plus fier de son parcours, c’est d’être demeuré le même humain qu’il était à ses débuts.

«Je suis passé d’un petit gars de 16 ans qui savait à peine cuisiner à un papa et un leader de mon équipe, a-t-il dit. Je suis fier de la manière dont j’ai maturé dans mon sport.»

Sarault a été l’athlète canadienne la plus décorée de ces Jeux, avec quatre médailles en patinage de vitesse courte piste.

«C’est fou, je commence à peine à réaliser ce que j’ai accompli, a confié la patineuse originaire de Moncton. Je suis vraiment heureuse d’avoir pu démontrer ce dont j’étais capable. Je suis contente d’avoir bien géré la pression, j’ai réussi à traiter cela comme une autre compétition, c’est ce qui me rend si fière.»

L’entraîneur de l’équipe canadienne de courte piste, Marc Gagnon, avait indiqué avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina qu’il visait sept médailles pour ses patineurs. Ils en ont finalement remporté cinq.

Même si l’objectif n’a pas été atteint, Gagnon a tenu à répéter qu’il était fier de son équipe.

«Oui, on avait de grosses ambitions, mais c’est tout de même un très beau bilan, a-t-il admis. Franchement, je suis très satisfait de ces cinq podiums. Je suis vraiment fier de cette équipe.»

On s’attendait à voir William Dandjinou gagner des médailles individuelles en courte piste, mais il est finalement arrivé à court sur chacune des distances.

«Je savais que peu importe les résultats, j’allais être fier de moi, mais la fierté, ce n’est pas tout, a indiqué l’athlète de 24 ans, qui en était à ses premiers Jeux. C’est sûr que c’est crève-cœur, mais je vais apprendre de ça. Ça fait partie du sport.»

Gagnon est convaincu que son protégé en sortira grandi et qu’il sera champion olympique un jour.

«La deuxième ou la troisième place, ça ne l’intéresse pas, a-t-il expliqué. Peut-être que ça va changer dans quatre ou huit ans, mais William patine pour gagner.»

«Ç’a été deux mauvaises semaines pour lui et ça peut arriver à tout le monde. On le sentait que c’était difficile pour lui en lui parlant, mais il est resté fort mentalement. Il a été vraiment impressionnant. Il va être champion olympique, je suis convaincu», a conclu Gagnon.

Une défaite qui fait encore mal

Les joueuses de l’équipe canadienne de hockey féminin qui portent les couleurs de la Victoire de Montréal sont arrivées dans la métropole québécoise en toute fin de soirée.

La capitaine Marie-Philip Poulin s’est présentée devant les médias malgré l’heure tardive, et on pouvait sentir que la défaite de 2-1 en prolongation contre les Américaines en grande finale était encore très fraîche dans sa mémoire.

«Ça va prendre encore un peu de temps à digérer, a-t-elle avoué, visiblement émotive. Cela dit, on peut avoir la tête haute en tant que groupe. On est super fières de la façon dont on a joué.»

Les Américaines avaient dominé le premier duel du tournoi olympique entre les deux nations par la marque de 5-0, mais cette finale a été âprement disputée du début jusqu’à la toute fin.

«Tous ceux qui ont regardé le match savent qu’on a bien joué pendant 60 minutes, a dit Poulin. À trois contre trois (en prolongation), ça peut aller d’un côté comme de l’autre. On peut dire qu’on aimerait ça voir du cinq contre cinq éventuellement, mais ça fait partie du jeu.»

À 34 ans, s’agissait-il de ses derniers Jeux olympiques?

«Je vais prendre encore un peu de temps (pour y réfléchir)», a-t-elle tranché avant de quitter l’aéroport avec ses bâtons de hockey et ses valises.

Patrick Caisse

Patrick Caisse

Journaliste