Les comportements toxiques de parents envers les arbitres demeurent un enjeu dans la province, et la ringuette ne semble pas y échapper. Ringuette Québec y est donc allé d’un message fort sur les réseaux sociaux.
L’organisation a partagé une campagne de sensibilisation face à la vague de haine que des arbitres peuvent subir.
La directrice générale de Ringuette Québec, Marie-Lyne Fortin, sonne l’alarme: elle affirme que près de 50% des gens «ont déjà songé à arrêter l’arbitrage en raison de commentaires négatifs provenant de parents, d’entraîneurs et de joueurs».
Mme Fortin martèle que la plupart des arbitres sont d’âge mineur. Ces commentaires acerbes peuvent avoir un impact sur leur développement, ajoute-t-elle.
«Ce sont des humains qui apprennent à être arbitres. C’est normal qu’ils fassent des erreurs et qu’ils prennent des mauvaises décisions. Ça ne devrait pas les exposer à se faire crier après», a-t-elle lancé en entrevue avec Noovo Info.
Coordonnatrice au sein du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), Anne-Marie Fortin mentionne que cette campagne de sensibilisation ne freinera pas forcément la violence dans les arénas, mais si elle permet de diminuer le nombre de cas, «tant mieux».
Mme Fortin que les débordements sont présents dans plusieurs sports au Québec. En Mauricie, on a rapporté plusieurs débordements lors de matchs de baseball.
«Tu ne sais pas jusqu’où ça peut aller. On a eu des situations où un parent a suivi des arbitres dehors», a déploré Mme Fortin.
À voir dans la vidéo.

