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«Ça a simplement explosé» : le padel connaît un essor mondial

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Daniel Alfredsson, récemment nominé au Temple de la renommée du hockey et ancien capitaine des Sénateurs d'Ottawa, dispute un match de padel au Rideau Sports Center. Ottawa, Ontario. 10 août 2022. (Tyler Fleming / CTV News). Daniel Alfredsson, récemment nominé au Temple de la renommée du hockey et ancien capitaine des Sénateurs d'Ottawa, dispute un match de padel au Rideau Sports Center. Ottawa, Ontario. 10 août 2022. (Tyler Fleming / CTV News).

Le padel, un sport de raquette mexicain qui se joue en double, pourrait bien être le sport de l’été.

«La renaissance de ce sport que nous aimons a commencé au Canada, et elle n’est pas près de s’arrêter», a écrit Roberto Alongi sur le site Web de la Fédération canadienne de padel. «Nous sommes fiers de faire partie de ce grand mouvement ; c’est vraiment une période passionnante pour le padel canadien.»

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Bill Stamile, qui a introduit le padel au Canada en 1992, a affirmé à CTVNews.ca vendredi que ce sport se développait non seulement au Canada, mais partout dans le monde.

«En ce qui concerne le padel au Canada, le tout premier terrain de padel jamais construit en Amérique du Nord se trouvait ici, à Calgary», a-t-il dit, ajoutant qu’il existe désormais des clubs partout au pays.

Les Canadiens peuvent-ils rivaliser?

Selon M. Stamile, le Canada est un cas à part sur la scène mondiale du padel, qui a été largement dominée par les pays hispanophones. Il a souligné que l’équipe junior masculine canadienne avait terminé troisième à la Coupe du monde 2009 à Séville, en Espagne.

«Certains comparent cela à la médaille remportée par l’équipe jamaïcaine de bobsleigh», a-t-il soutenu. «L’Espagne, le Brésil, l’Argentine, l’Argentine, l’Espagne, le Canada. Et donc, les gens y regardent à deux fois.»

Le padel a été inventé à Acapulco, au Mexique, par Enrique Corcuera, qualifié de «fanatique de tennis». Ce sport se joue sur un terrain de 20 mètres sur 10, avec un filet de tennis et entouré de murs de trois mètres. M. Stamile explique que c’est un jeu qui repose davantage sur les angles et la patience que sur la puissance pure, le comparant aux échecs.

«L’une des raisons pour lesquelles ce sport a connu un tel essor partout dans le monde, c’est qu’il est très facile à apprendre», a-t-il précisé, ajoutant que le jeu est conçu de manière à ce que des joueurs de niveaux différents puissent tout de même s’affronter. Il a donné son propre exemple, affirmant qu’il joue avec des membres de l’équipe nationale canadienne, tout en précisant «ce n’est pas comme si j’avais ma place là-dedans».

«C’est un sport social, facile à apprendre, un jeu familial. C’est un sport pour toute la vie.»

—  Bill Stamile

Le développement de joueurs de padel au Canada est freiné par des défis en matière d’infrastructures, selon Bill Stamile.

«Il faut encore construire les terrains, il faut encore construire un bâtiment, il faut encore chauffer le bâtiment, l’électricité et tout le reste, (sans oublier) les taxes», a-t-il dit. «Il est beaucoup plus coûteux de mettre en place les infrastructures nécessaires à la croissance de ce sport qu’il ne le serait dans un pays des Caraïbes ou pratiquement n’importe où ailleurs.»

M. Stamile espère une plus grande couverture télévisuelle de ce sport, soulignant que les matchs peuvent se jouer sur des courts vitrés, ce qui permet aux spectateurs de suivre les matchs sous tous les angles. Il espère que d’autres grands noms s’y mettront, comme l’a fait Serena Williams plus tôt cette année.

«Ça nous a tout simplement débordés ici et ça prend beaucoup d’ampleur», a-t-il lancé.

L’intérêt des Canadiens pour ce sport ne cesse de croître depuis 2020, selon les données de Google Trends, et on trouve des terrains partout au Canada.

La Fédération canadienne de padel répertorie des clubs à Vancouver, Toronto, Montréal et Edmonton, avec plusieurs sites dans les grandes villes. Calgary a l’honneur d’abriter le premier terrain de padel du Canada, aménagé par Stamile lui-même.

«Et bien sûr, les joueurs de padel ont cette horrible habitude, une fois leur match terminé, de traîner sur place pour discuter entre eux et s’amuser un peu après», a mentionné Bill Stamile.

«C’est là pour rester»

Le jeu s’est répandu dans le monde hispanophone lorsque le prince espagnol Alfonso de Hohenlohe-Langenburg a construit des courts en Andalousie, en Espagne. Julio Menditeguy, un ami de Corcuera, l’a importé en Argentine. Plus tard, M. Stamile l’a importé à Calgary depuis l’Argentine, où il est né.

Il a expliqué que, comme ce jeu utilise un service par en dessous et des pas courts, plutôt que de longues fentes comme au tennis, il est facile à apprendre mais difficile à maîtriser, ce qui en fait un beau défi offrant de nombreuses occasions aux nouveaux joueurs de marquer des points.

Des terrains de pickleball dans une église de Trois-Rivières Le pickleball est un nouveau sport qui cause un engouement monstre un peu partout au Québec. Tellement que l'on doit maintenant ouvrir de nouvelles installations pour le pratiquer. À Trois-Rivières, l'ancienne église Saint-Sacrement a été transformée en 4 nouveaux terrains.

«Quand j’étais beaucoup plus jeune et plus agile, j’avais l’habitude de courir après la balle», a raconté celui qui joue depuis plus de 30 ans. «Mais maintenant, je ne suis plus aussi agile. Alors ce que je fais, c’est que je laisse le mur travailler pour moi. Donc, si quelqu’un frappe la balle et que je ne me sens pas à l’aise de la renvoyer, je reste en retrait ; elle rebondit, frappe le mur et me revient directement, et je la maintiens en jeu.»

D’après M. Stamile, les terrains sont faciles à installer et le jeu connaît un véritable engouement partout dans le monde.

«Ça a tout simplement explosé. C’est fou», a-t-il rapporté propos de l’essor de ce sport au Moyen-Orient. Il ajoute que l’Inde a connu une croissance similaire, où le padel «a fait un tabac».

«Je pense que, qu’on le veuille ou non, le padel est là pour rester», a-t-il conclu.