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Brendan Gallagher retrouve un amour de jeunesse à Vancouver

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Le nouveau chapitre de la carrière de Gallagher

Le nouveau chapitre de la carrière de Gallagher

« C’était pas mal naturel »

« C’était pas mal naturel »

Les débuts de Gallagher à Vancouver

Les débuts de Gallagher à Vancouver

« Je jouerai mon rôle pour aider l'équipe »

« Je jouerai mon rôle pour aider l'équipe »

« Gally n’a peur de rien »

« Gally n’a peur de rien »

Après avoir disputé 911 parties dans l’uniforme bleu-blanc-rouge des Canadiens de Montréal, Brendan Gallagher a enfilé de nouvelles couleurs jeudi soir alors qu’il disputait un premier match avec les Canucks de Vancouver contre les Oilers d’Edmonton.

L’attaquant de 34 ans a passé 12 minutes et 3 secondes sur la glace dans un revers de 2 à 1. Celui qui porte dorénavant le no 7 en l’honneur de sa mère, car c’était son chiffre préféré, a distribué une mise en échec rapidement dans la rencontre.

Gallagher évoluait sur un trio complété par Braeden Cootes et Paul Cotter. En première période, l’ancien du Tricolore a servi une passe à Cotter qui s’est démarqué pour se présenter seul devant le gardien, mais il n’a pas été en mesure de marquer.

Gallagher a d’ailleurs attiré une punition à l’adversaire. Avec un retard de 2 à 0 en deuxième période, il a été accroché alors qu’il s’élançait vers le territoire adverse par Aku Raty. Pendant que ce dernier était au banc des pénalités, Linus Karlsson a permis aux Canucks de réduire l’écart à un but.

Après l’affrontement, entouré par les médias dans le vestiaire, dont notre collègue Alexandre Tourigny, Gallagher a semblé rapidement s’ajuster à son nouvel environnement.

«C’était pas mal naturel, a souligné Gallagher. C’était sensiblement notre premier match, donc plus la rencontre progressait, mieux on se sentait. On va construire là-dessus comme nous ne sommes pas où nous voulons être.»

«Je vais sans doute le sentir un peu plus lors du premier match de la saison. Tu veux que tes jambes et ta tête reviennent dans cette situation. C’était un pas dans la bonne direction. C’est un bon groupe et nous serons prêts pour le premier match», a-t-il ajouté.

À Montréal, le fougueux attaquant avait vu son temps de jeu et son rôle diminuer au sein de l’équipe à la fin de la saison. Il faudra voir comment le tout se présentera lors de la saison régulière, mais il était heureux dans ce match préparatoire d’évoluer en désavantage numérique pour 1 minute 29 secondes. C’était un rôle qu’il remplissait avec fierté dans les rangs juniors, alors qu’il évoluait pour les Giants de Vancouver dans la WHL.

«C’est ce que j’aimais dans le junior de jouer en désavantage numérique, a-t-il révélé. Ce n’est pas ce à quoi j’ai pris le plus part dans la LNH, mais j’étais heureux de cette opportunité.»

Il n’y avait pas que les journalistes qui cherchaient à rencontrer Gallagher. De nombreux partisans avec son chandail étaient dans les gradins et le vétéran a tenu à saluer leur présence.

«J’ai rencontré des partisans avant le match, dont quelques-uns du Québec. C’est toujours bon à voir. C’est un appui que je ressens et ça veut dire beaucoup pour moi.»

C’est le frère de Lane Hutson, Quinn, qui a fait la différence dans ce match. Il a trouvé le fond du filet en deuxième période pour porter la marque à 2-0 Oilers. Isaac Howard avait ouvert la marque lors de la période initiale.

Linus Karlsson a été l’unique marqueur dans le camp des Canucks. Ces derniers disputeront un dernier match préparatoire samedi contre le Kraken de Seattle et retrouveront ensuite ces mêmes Oilers pour lancer leur saison régulière, mardi.

Un Gallagher serein avant le grand soir

Rencontré par les médias avant cette rencontre, le vétéran n’était pas nerveux d’amorcer un nouveau pan de sa carrière. «C’est un nouveau chandail, mais j’ai assez d’expérience et je sais que ce sera la même routine. Je sais ce que j’ai à faire et je veux juste bien jouer. Je vais me concentrer comme je me suis toujours concentré.»

Le pilote des Canucks Manny Malhotra s’est dit enchanté de compter Gallagher dans ses troupes. Le fait qu’il ne craint pas de jouer dans la circulation est un atout dont son équipe avait besoin. «Toutes les caractéristiques démontrées par Gally depuis le début de sa carrière, c’est ce qu’on demande à notre groupe : sa ténacité, son habileté d’aller en échec avant. Mais la plus grande chose, c’est qu’il n’a peur de rien. Qu’un gars de 5 pi 10 po connaisse une carrière comme ça et qu’il ait joué plus de 900 matchs, ça en dit beaucoup sur lui. Il fait tout ce qu’il a besoin de faire pour marquer des buts, et ça, c’est important pour nous.»

Malhotra et Gallagher ont été coéquipiers avec les Canadiens, le temps de 58 parties en 2014-15. L’entraîneur des Canucks est à même de constater comment son ancien équipier avait gagné en maturité depuis la période où ils défendaient les mêmes couleurs. «Quand j’ai joué avec lui, c’était encore un jeune gars, et maintenant c’est un vrai vétéran. C’est cool de regarder sa carrière et de voir à quel point il a grandi en tant qu’homme. Il est maintenant père de deux filles. […] C’est spécial de coacher un gars avec qui tu as joué.»

Malhotra est convaincu que le vétéran sera aussi utile sur la glace que dans le vestiaire et que ses qualités de leaders vont ressortir. «Il a tout le temps une bonne énergie dans la chambre, sur la glace. C’est la joie avec laquelle il joue, et son énergie.»

En tant que joueur ayant cumulé au moins cent parties de saison régulière, Gallagher est limité à deux matchs préparatoires. Le principal intéressé estime qu’il a été en mesure de bien se préparer à la nouvelle campagne quand même. «Il faut s’y préparer. On a le plan et l’horaire. Vous devez vous préparer en sachant que vous n’allez jouer que deux parties. La saison arrive rapidement. Il faut tirer avantage de la situation même si ce n’est pas suffisant pour être prêt à 100%. Les gars connaissent la situation et ils doivent s’y préparer.»

Gallagher en a déjà vu d’autres et il sera prêt pour le début de la saison. Comme son poste est assuré, il ne s’en fait pas trop avec le nombre de répétitions d’avant-saison. À ses yeux, ce sont plutôt les jeunes qui sont les grands perdants des nouvelles règles. «Ils sont les plus désavantagés avec le système. Quand tu veux prouver que tu as ta place dans l’équipe. Ils doivent profiter des opportunités qu’ils ont pour se démarquer.»