Des matchs hors-concours se sont transformés en véritable «cirque» lors du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, si bien que quatre formations ne reviendront pas l’an prochain pour la 67e édition de l’événement, a tranché Patrick Dom.
«Chez nous, c’est tolérance zéro», a lancé d’emblée le directeur général du tournoi en entretien avec Noovo Info lundi. «On n’est pas là pour se battre, on est là pour jouer au hockey. Ce sont des enfants de 12 ans!»

On explique qu’une mêlée a éclaté entre la formation du Kazakhstan, Team Astana, et Detroit Belle Tire au début du tournoi. Trois joueurs de chaque formation ont été suspendus.
Par ailleurs, Astana a remporté le tournoi dans la classe AA-Élites, mais ne pourra pas défendre son titre en 2027.
Et vendredi dernier, les équipes de Lethbridge et de Riga, en Lettonie, en sont venus aux coups au Complexe sportif les 3-Glaces.
Les événements survenus lors de rencontres d’exhibition ont été filmés et les séquences vidéos ont été envoyées à la direction.
Patrick Dom s’est dit choqué par ce qu’il a vu.
«Quand on voit des scènes comme ça, c’est inacceptable. Ce sont des gestes stupides et ridicules.»
«Un petit gars de Detroit n’a pas joué une seule partie au Tournoi pee-wee. Je me suis dis: “voyons donc, comment on peut en arriver là? Ça n’a aucun sens.”»
— Patrick Dom, directeur général du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec
M. Dom présume que la tension a peut-être grimpé au cours des dernières années au hockey, alors que plusieurs événements violents sont filmés dans les arénas du Québec.
«Mais est-ce que ce sont les réseaux sociaux qui font qu’on les voit plus? J’ai quand même l’impression que c’est un mouvement qui est en train de s’intensifier», s’est-il questionné.
Malgré cette ombre sur le Tournoi pee-wee, M. Dom met l’accent sur les bons côtés de l’événement, qui a connu un fort achalandage et de belles histoires.
La population de Québec a notamment été séduite par l’équipe de la Thaïlande et les formations du Mexique.
«Il ne faut pas se faire distraire par les mauvais côtés», a conclu le directeur général.
- Avec de l’information de Mathieu Boivin

