Les agents de la paix en services correctionnels du Québec ont finalement voté en faveur de l’hypothèse de règlement qui leur avait été soumise pour renouveler leur convention collective.
C’est à 78 % qu’ils ont voté en faveur de cette hypothèse de règlement, soumise par le conciliateur au début du mois de juin. Le taux de participation au vote est toutefois de 56 %. Les assemblées générales des membres ont eu lieu du 15 juin au 6 juillet.
Il y avait déjà eu une première entente de principe, en juin 2025, mais celle-ci avait été rejetée par les membres. La négociation avec le ministère de la Sécurité intérieure avait ensuite repris.
Ce syndicat, qui est rattaché à la Fédération des employé(e)s de services publics, affiliée à la CSN, compte 2900 membres. Ils travaillent dans 17 établissements de détention au Québec.
La convention collective précédente était échue depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles des syndiqués des secteurs public et parapublic.
Ces agents de la paix n’ont pas le droit de grève. Ils avaient manifesté et fait des moyens de pression devant plusieurs établissements et palais de justice du Québec, le 20 mai dernier. Le Tribunal administratif du travail était intervenu, à la demande des représentants gouvernementaux.
Le syndicat disait que la convention collective devrait tenir compte des conditions particulièrement difficiles dans lesquelles ses membres travaillent, avec la violence, les gangs, les tensions dans les établissements de détention et les livraisons par drones.

