Travail

Une grève pourrait avoir lieu alors que Stellantis prévoit de vendre son usine

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La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, s’adresse aux médias après le début des négociations entre Unifor et Stellantis, à Toronto, le mardi 1er septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, s’adresse aux médias après le début des négociations entre Unifor et Stellantis, à Toronto, le mardi 1er septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Sammy Kogan)

Le syndicat représentant plus de 9000 salariés de Stellantis au Canada estime qu’une grève est une «possibilité réelle» après la rupture des négociations avec le constructeur automobile, qui a l’intention de vendre une usine d’assemblage à Brampton, en Ontario.

S’adressant aux journalistes jeudi, la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, indique que le syndicat espère toujours parvenir à un accord avec Stellantis avant l’expiration de la convention actuelle, dimanche à 23 h 59, mais que cela exigerait un changement d’attitude de la part de l’entreprise.

Vendredi dernier, Stellantis a annoncé avoir signé un protocole d’entente avec l’entreprise de défense Roshel concernant une vente potentielle de l’usine de Brampton, qui est à l’arrêt depuis 2023.

Bien que Roshel se soit dit disposé à envisager de recruter des travailleurs licenciés de l’usine, Mme Payne affirme que rien ne peut «se substituer» à la qualité des emplois que la production automobile peut offrir sur ce site.

Mercredi, la dirigeante syndicale a écrit à la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, pour exhorter le gouvernement fédéral à bloquer une éventuelle vente et à préciser si le protocole d’entente enfreint les conditions de l’engagement pris par Stellantis envers Ottawa.

Mme Joly a répondu qu’Ottawa souhaite voir Stellantis proposer un nouveau modèle pour l’usine et qu’elle exercera une pression maximale pour y parvenir.

Sammy Hudes

Sammy Hudes

Journaliste