Le syndicat représentant plus de 9000 salariés de Stellantis au Canada estime qu’une grève est une «possibilité réelle» après la rupture des négociations avec le constructeur automobile, qui a l’intention de vendre une usine d’assemblage à Brampton, en Ontario.
S’adressant aux journalistes jeudi, la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, indique que le syndicat espère toujours parvenir à un accord avec Stellantis avant l’expiration de la convention actuelle, dimanche à 23 h 59, mais que cela exigerait un changement d’attitude de la part de l’entreprise.
Vendredi dernier, Stellantis a annoncé avoir signé un protocole d’entente avec l’entreprise de défense Roshel concernant une vente potentielle de l’usine de Brampton, qui est à l’arrêt depuis 2023.
Bien que Roshel se soit dit disposé à envisager de recruter des travailleurs licenciés de l’usine, Mme Payne affirme que rien ne peut «se substituer» à la qualité des emplois que la production automobile peut offrir sur ce site.
Mercredi, la dirigeante syndicale a écrit à la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, pour exhorter le gouvernement fédéral à bloquer une éventuelle vente et à préciser si le protocole d’entente enfreint les conditions de l’engagement pris par Stellantis envers Ottawa.
Mme Joly a répondu qu’Ottawa souhaite voir Stellantis proposer un nouveau modèle pour l’usine et qu’elle exercera une pression maximale pour y parvenir.

