Une ancienne fonctionnaire fédérale réclame une modification des règles relatives aux retraites pour les salariés contraints de prendre une retraite anticipée à la suite d’un accident du travail.
Paméla Marchand raconte avoir exercé le métier d’agent pénitentiaire pendant 15 ans avant qu’un trouble psychologique provoqué par du harcèlement au travail ne la contraigne à prendre une retraite pour raisons médicales à l’âge de 39 ans.
Elle explique avoir perdu des augmentations de salaire et des perspectives d’évolution de carrière, et ne pas avoir pu bénéficier de la retraite qu’elle aurait perçue après une carrière plus longue.
Elle réclame une modification des règles relatives aux retraites afin que toute invalidité professionnelle reconnue donne droit à une retraite immédiate sans pénalité et avec le maintien des cotisations.
L’ancienne agente correctionnelle demande également le maintien des cotisations patronales en cas d’invalidité grave et prolongée.
Selon Mme Marchand, une personne qui souffre d’une invalidité à cause de son travail ne devrait pas, en plus de perdre sa capacité de travail, subir une perte permanente des droits à pension qu’elle aurait autrement continué à accumuler.
Elle souhaite aussi une meilleure harmonisation des règles fédérales avec les régimes provinciaux d’indemnisation des accidents du travail.
Mme Marchand donne l’exemple de deux agents pénitentiaires qui peuvent subir un accident du travail au Québec sans bénéficier de la même protection de leurs droits à pension, selon que l’un travaille pour le gouvernement provincial et l’autre pour le gouvernement fédéral.
Elle espère que le gouvernement fédéral examine véritablement l’interaction entre les différents systèmes et mette en place une protection claire pour les travailleurs fédéraux dont la carrière prend fin prématurément en raison d’une invalidité professionnelle.
Mme Marchand a lancé une pétition qui a recueilli plus de 1 140 signatures et qui sera présentée à la Chambre des communes le 7 octobre par le député néo-démocrate Don Davies.
M. Davies a indiqué dans un courriel que le parrainage de pétitions constituait un moyen important pour les députés de faciliter la transmission des commentaires des citoyens au Parlement et qu’il n’impliquait pas nécessairement une adhésion à leur contenu.
«Dans ce cas précis, je souhaitais que ces travailleurs aient la possibilité d’exprimer ce qu’ils considèrent comme des inégalités dans le mode de calcul des pensions des travailleurs en situation d’invalidité, notamment à la suite d’un accident du travail», a-t-il fait valoir.

