Travail

Trêve terminée; la grève pourrait reprendre au CPE Le Jardin de Robi

La grève au CPE Le Jardin de Robi, à Roberval, avait été déclenchée en octobre 2025.

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Des crayons de cire déposés dans des contenants, dans un service de garde. Photo prise à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 3 juillet 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck Des crayons de cire déposés dans des contenants, dans un service de garde. Photo prise à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 3 juillet 2025. (DARRYL DYCK)

MONTRÉAL — La trêve de deux semaines qui avait été conclue dans la grève au Centre de la petite enfance Le Jardin de Robi, à Roberval, n'a pas permis d'en venir à une entente avec l'employeur. La reprise de la grève est maintenant envisagée par le syndicat.

La grève illimitée au CPE Le Jardin de Robi est le premier cas de conflit de travail pour lequel la nouvelle loi visant à dispenser des services minimaux pour assurer le bien-être de la population, en cas de grève ou de lock-out, avait été appliquée. Ces services vont au-delà des services essentiels, qui, eux, visent à protéger la santé et la sécurité publique.

La grève illimitée au CPE Le Jardin de Robi avait été déclenchée le 22 octobre 2025, touchant une vingtaine de salariées.

Des services minimaux pour assurer le bien-être de la population y avaient été dispensés, à la suite d'une décision en ce sens du Tribunal administratif du travail, en mars dernier. Le Tribunal avait d'ailleurs entériné une entente à cet effet qui était intervenue entre l'employeur et le syndicat. Ces services pour assurer le bien-être de la population, durant la grève, étaient dispensés les mercredis, jeudis et vendredis, de 8h30 à 15h45.

Puis, à la mi-juin, le syndicat, qui est rattaché à la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN, avait annoncé une suspension de sa grève durant deux semaines, dans le but de reprendre les discussions, avec l'espoir d'en venir à une entente avec l'employeur.

C'est cette trêve de deux semaines qui vient de prendre fin, sans avoir permis d'en arriver à une entente. Mardi, le syndicat disait donc envisager de relancer sa grève «à tout moment pour faire progresser la négociation».

Le litige porte sur une pause repas, pour les travailleuses, que l'employeur ne veut plus rémunérer.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

Lia Lévesque

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Journaliste