Travail

Travailleur décédé: vapeurs d'essence et source d'allumage ont causé l'explosion

Il s’affairait à des réparations sur le bateau en cale sèche, pour l’entreprise MVC Océan.

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Une enseigne de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, photographiée le 22 février 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz Une enseigne de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, photographiée le 22 février 2024. LA PRESSE CANADIENNE (Ryan Remiorz)

Ce sont des vapeurs d’essence dans la cale d’un bateau, avec une source d’allumage inconnue, qui ont fait exploser le bateau et provoqué un incendie, causant la mort d’un travailleur, le 1er décembre dernier à Trois-Rivières, conclut la CNESST.

Le travailleur s’affairait à des réparations sur le bateau en cale sèche, pour l’entreprise MVC Océan, précise la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, dans son rapport publié mercredi.

En raison de l’état des lieux après l’explosion et l’incendie, la CNESST n’a pu préciser la source d’allumage. L’inspecteur note cependant qu’il est vraisemblable que le travailleur, qui avait eu comme mandat de réparer une sonde sur le bateau, ait utilisé un outil électrique à batterie pour visser la sonde — un outil qui est susceptible de créer des étincelles ou de l’électricité statique.

«Des parties de la structure du bateau et du plancher sont déformées, fondues ou projetées à plusieurs mètres du lieu de l’explosion», relève l’inspecteur. Certaines pièces ont été retrouvées à plus de 40 mètres.

Des odeurs d’essence avaient déjà été rapportées sur le bateau, qui avait fait l’objet de réparations.

«Dans un espace confiné, un mélange de vapeurs d’essence et d’air peut s’enflammer en présence d’une source d’allumage lorsque la concentration des vapeurs se situe dans la plage d’explosivité», écrit la CNESST dans son rapport.

Le programme de prévention de l’employeur prévoit bel et bien une procédure de travail en espace clos, mais elle est «limitée aux activités réalisées en chantier et prévoit l’application de la procédure du maître d’oeuvre».

La CNESST souligne que «le travailleur n’avait pas reçu de formation sur le travail en espace clos et l’employeur ne considérait pas, au moment de l’événement, que la tâche constituait une entrée en espace clos».

La CNESST conclut donc que la méthode de travail qui a été utilisée pour effectuer les travaux dans la cale du bateau qui contenait un réservoir d’essence était déficiente.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste