La Fédération du préhospitalier du Québec fait un «constat extrêmement décevant» de sa rencontre de négociation, plus tôt cette semaine, avec le Conseil du trésor.
Cette fédération, indépendante des centrales syndicales, est le deuxième plus important regroupement de syndicats de paramédics au Québec. La FPHQ compte 2000 membres.
La direction du regroupement syndical avait rencontré la première ministre sortante et cheffe caquiste, Christine Fréchette, lors de son passage à Rimouski, le 28 août. Cette rencontre avait fait naître un espoir pour le déblocage des négociations pour le renouvellement de la convention collective.
Or, à la suite de la reprise des discussions lundi, la Fédération conclut, dans un message à ses membres, que «malgré les engagements pris par la première ministre, Mme Christine Fréchette, afin de faire progresser les discussions, nous devons constater que ces engagements ne se traduisent toujours pas par des gestes concrets à la table de négociation».
Pour ce regroupement de techniciens ambulanciers paramédicaux, un accès facilité à la retraite est primordial, puisque le travail de ses membres est dur, tant physiquement que mentalement. En plus de l’accès à la retraite, les augmentations de salaire font partie du litige.
Et la FSSS
Quant au principal regroupement de syndicats de paramédics, rattaché à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, il est encore en négociation. Dans son cas, la convention collective est échue depuis plus de trois ans, soit depuis mars 2023.
Au mois d’août, ses membres avaient rejeté l’entente de principe qui était intervenue avec Québec et les employeurs, et ce, dans une proportion de 71,6 %. Les discussions ont depuis repris.
Ces syndicats de paramédics sont déjà en grève, mais celle-ci paraît toutefois peu, aux yeux du public, puisque la plupart des tâches qu’ils sont appelés à réaliser sont considérées comme des services essentiels.
Les moyens de pression qu’ils exercent effectivement touchent, par exemple, la supervision des stagiaires et le refus de remplir certains formulaires.
Le Conseil du trésor a déjà indiqué que son équipe avait tous les mandats en main pour négocier avec les différents regroupements de syndicats de paramédics.
La Fédération du préhospitalier soutient toutefois que la partie patronale n’a pas de mandat pour négocier la question du régime de retraite des paramédics.

