Travail

Les salariés de Stellantis donnent à leur syndicat un mandat de grève

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Des représentants de Stellantis et d’Unifor observent la scène avant l’ouverture des négociations entre Unifor et Stellantis, à Toronto, le mardi 1er septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Des représentants de Stellantis et d’Unifor observent la scène avant l’ouverture des négociations entre Unifor et Stellantis, à Toronto, le mardi 1er septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Sammy Kogan)

Les salariés de Stellantis au Canada ont voté pour donner à leur syndicat un mandat de grève.

Selon Unifor, 97,3 % des membres ayant participé au vote pendant la fin de semaine se sont prononcés en faveur de l’autorisation d’une éventuelle grève.

Le syndicat n’est toutefois pas encore légalement en mesure de déclencher une grève, car ni lui ni Stellantis n’ont demandé de rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation, l’une des étapes requises par le droit du travail pour mener un moyen de pression.

Unifor, qui représente plus de 9000 salariés de Stellantis au Canada, précise qu’une éventuelle grève reste son dernier recours et qu’il estime toujours qu’il existe une voie permettant de parvenir à une nouvelle convention collective avec Stellantis.

Son comité de négociation et l’entreprise se trouvent dans une impasse sur plusieurs questions clés, notamment la sécurité de l’emploi et l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton, en Ontario, que Stellantis souhaite vendre.

Le syndicat affirme qu’il ne cédera pas et n’acceptera pas un accord qui affaiblirait la présence de Stellantis au sein de l’industrie automobile canadienne en raison de promesses non tenues.

Sammy Hudes

Sammy Hudes

Journaliste