Les professeurs de la Faculté des arts de l’Université McGill, à Montréal, viennent de se doter d’un mandat de cinq jours de grève, à exercer au moment opportun.
L’Association mcgilloise des professeur(e)s de la Faculté des arts (AMPFA) précise que le mandat de cinq jours de grève a été adopté dans une proportion de 86 %.
Des 254 membres admissibles, 222 ont exercé leur droit de vote, souligne le syndicat.
«Un tel taux de participation montre à quel point la mobilisation est forte et combien nos membres prennent ce processus au sérieux», a commenté Catherine Leclerc, présidente de l’AMPFA.
Le syndicat représente des professeurs avec des postes permanents ou menant à la permanence, des bibliothécaires et des membres du personnel académique contractuel, précise-t-il.
Ce vote a eu lieu dans le cadre de la négociation d’une première convention collective — une phase qui est généralement assez longue, puisque plusieurs clauses doivent alors être négociées, contrairement à un renouvellement de convention.
«Nous avons déposé toutes nos revendications et nous attendons toujours une réponse complète de la part de la direction», a affirmé Kyle Kubler, un membre de l’équipe de négociation.
Invitée à commenter ce mandat de grève, la direction de McGill a dit respecter «le droit des membres du corps professoral de s’organiser de la manière qu’ils choisissent, conformément au droit du travail québécois».
La direction assure néanmoins que ce mandat de grève «ne modifie en rien notre engagement à poursuivre les négociations de façon constructive et de bonne foi. Nous demeurons engagés à respecter le processus de négociation collective, ainsi que le rôle des représentants syndicaux choisis par les membres du corps professoral qui ont décidé de négocier collectivement leurs conditions de travail».

