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Les paramédics de la CSN rejettent leur entente; les moyens de pression reprennent

L’entente de principe était intervenue à la suite d’une séance de négociation intensive, menée du 20 au 25 juillet.

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Un véhicule ambulancier circule sur une rue de Montréal, le 11 mars 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Un véhicule ambulancier circule sur une rue de Montréal, le 11 mars 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

Les paramédics membres de syndicats rattachés à la CSN ont finalement rejeté l’entente de principe qui était intervenue pour renouveler les conventions collectives. Ils reprennent donc leurs moyens de pression.

Le vote global de ces syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, révèle un rejet de l’entente dans une proportion de 71,6 %.

Ils sont environ 3300, membres de plusieurs syndicats de techniciens ambulanciers paramédicaux au Québec, dont ceux d’Urgences-santé, qui couvre Montréal et Laval.

L’entente de principe était intervenue  à la suite d’une séance de négociation intensive, menée du 20 au 25 juillet.

La grève recommence donc. Celle-ci est toutefois peu visible aux yeux du public, puisque la grande majorité des tâches effectuées par ces paramédics sont considérées comme des services essentiels. Les moyens de pression effectivement adoptés par les paramédics touchaient, par exemple, la supervision des stagiaires.

«Compte tenu du rejet de l’entente de principe, l’ensemble des moyens de pression reprend dès maintenant», a indiqué le secteur préhospitalier de la FSSS, dans un message à l’intention de ses membres, publié jeudi.

Les associations d’employeurs ont pris acte du résultat du vote.

«Il appartient au syndicat de se prononcer sur l’entente de principe. Nous prenons acte du résultat. Nous aurions espéré un autre dénouement, d’autant plus que les paramédics sont sans contrat de travail depuis plusieurs années», a commenté Sylvain Bernier, président de la Corporation des services d’ambulance du Québec.

«Urgences-santé prend acte de la reprise des moyens de pression des paramédics affiliés à la CSN, à la suite du rejet de l’entente de principe», a commenté Stéphane Smith, qui y est directeur des communications. «Nous suivrons avec attention l’évolution de la situation et souhaitons un dénouement satisfaisant pour l’ensemble des parties dans les meilleurs délais. Entre-temps, notre priorité demeure d’assurer la continuité de notre mission et d’offrir à la population des soins préhospitaliers sécuritaires et de qualité», a ajouté le représentant d’Urgences-santé.

La partie syndicale n’a pas souhaité commenter jeudi.

Ces conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles de l’ensemble des employés de l’État.

La FSSS est l’une des organisations syndicales qui représentent des paramédics. Plus tôt ce mois-ci, ceux de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier — une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ — avaient également rejeté leur entente, et ce, dans une proportion de 92 %.

Le litige porte principalement sur les salaires. Selon le syndicat, d’autres points sont aussi en litige, comme les primes, le travail à temps partiel et la retraite.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste