Travail

Les 300 travailleurs d'ArcelorMittal à Contrecoeur déclenchent une grève illimitée

Mécontents des nouvelles propositions de la partie patronale, les employés syndiqués s’étaient dotés à 97,2%, d’un mandat de grève.

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Le logo d'ArcelorMittal à Saint-Denis, en banlieue de Paris, le 13 septembre 2017. AP/Michel Euler Le logo d'ArcelorMittal à Saint-Denis, en banlieue de Paris, le 13 septembre 2017. AP (Michel Euler)

Une grève générale illimitée a été déclenchée samedi matin par les quelque 300 travailleurs de l’usine ouest d’ArcelorMittal à Contrecœur, en Montérégie. Un rattrapage salarial, et des litiges entourant le régime des retraites et les assurances collectives seraient au cœur du conflit avec la multinationale depuis plusieurs mois.

Contacté par La Presse Canadienne, le représentant syndical des Métallos responsable du secteur de l’acier, Yves Rolland, explique que le rattrapage salarial demandé représente «beaucoup d’argent», car la dernière négociation salariale remonte à 2020. Il serait question de cinq dollars additionnels en moyenne par heure et pour chaque employé.

Mécontents des nouvelles propositions de la partie patronale, les employés syndiqués s’étaient dotés lundi dernier, à 97,2%, d’un mandat de grève générale illimité.

Le président de la section locale 6951 des Métallos à l’usine ouest d’ArcelorMittal à Contrecœur, Éric Piette, a souligné samedi, par voie de communiqué, que ses membres demandent «un rattrapage à la hauteur du retard accumulé».

Les 300 employés de l’usine ouest d’ArcelorMittal à Contrecœur fabriquent des barres d’armature, des billettes ainsi que des tiges d’acier.

«On a essayé jusqu’à la dernière minute de voir s’il y avait une possibilité de s’entendre, a affirmé M. Rolland. Ils sont fâchés contre l’employeur, mais sinon ils sont très solidaires présentement avec leur comité de négociation et ça se voit dans le résultat des offres de la conciliatrice.»

Il souligne pourtant que l’employeur a toujours reconnu la légitimité d’un rattrapage salarial, mais celui qui leur a été proposé n’était toujours «pas à la hauteur» de leurs attentes.

La direction d’ArcelorMittal n’avait pas répondu aux sollicitations de La Presse Canadienne au moment d’écrire ces lignes.

Correction

Dans la version précédente de cette dépêche, La Presse Canadienne écrivait erronément qu'il était question d'une centaine de dollars additionnels en moyenne par heure et pour chaque employé. Dans les faits, on parle plutôt de cinq dollars additionnels.

Quentin Dufranne

Quentin Dufranne

Journaliste