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Détresse psychologique: les paramédics de l’Estrie demandent plus de soutien

«C’est de plus en plus difficile de faire ce travail-là.»

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Détresse psychologique: les paramédics de l’Estrie demandent plus de soutien Par Fanny Lachance-Paquette | Le quart des employés de la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie sont en arrêt de travail et dans la majorité des cas, c’est pour des raisons de santé mentale.

Le quart des employés de la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie sont en arrêt de travail et dans la majorité des cas, c’est pour des raisons de santé mentale.

D’ailleurs la coroner Mylène Servant publiait récemment un rapport, à la suite du suicide d’un ancien paramédic, dans lequel elle recommande davantage de soutien psychosocial pour ces travailleurs.

«Il y a une augmentation des cas traumatisants sur la route. On a de plus en plus de cas de santé mentale, de tentatives de suicides, de suicides ou de meurtres en Estrie. Donc, c’est de plus en plus difficile de faire ce travail-là», explique Samuel Côté, président du syndicat des paramédics de l’Estrie

Dans son rapport, la coroner recommande que le ministère de la Santé et des Services sociaux veille à la «mise en place d’un programme de soutien en santé mentale accessible aux acteurs du système préhospitalier d’urgence ayant été exposés dans le cadre de leur travail, à des événements traumatiques».

Sauf que les paramédics de la région peinent à avoir accès à un psychologue.

«En Estrie, on parle d’environ 178 psychologues qui sont formés pour travailler avec les personnes qui présentent des troubles de stress post-traumatique. Toutefois, les paramédics, c’est quand même une population qui est très spécifique. Donc, on ne peut pas affirmer que c’est les 178 psychologues qui qui sont à l’aise de travailler avec cette population», indique d’ailleurs la Dre Karine Gauthier, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec.

Heureusement, ces travailleurs ont accès à la Maison Vigile, une ressource destinés spécifiquement aux ambulancier, policiers, pompiers et membres de l’Armée canadienne, leur offrant des thérapies fermées.

«Ça donne une coup de main, mais ça ne règle pas le problème», nuance M. Côté.

À voir dans la vidéo.