Une centaine de techniciens et professionnels du siège social de Santé Québec, qui n’étaient pas syndiqués, viennent d’adhérer à l’APTS.
Ils sont 145, principalement des agents de planification, qui développent des programmes à Santé Québec. Le Tribunal administratif du travail vient d’accréditer l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) pour les représenter.
Ces nouveaux syndiqués œuvrent, par exemple, en itinérance, en santé buccodentaire, en soutien aux organisateurs communautaires, aux services de première ligne en jeunesse, a illustré en entrevue, jeudi, Robert Comeau, président de l’APTS.
Certains d’entre eux ont été transférés d’anciens CISSS et CIUSSS (Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux), alors que d’autres ont été embauchés directement par Santé Québec, a précisé M. Comeau.
L’APTS représente déjà la majorité des professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux: travailleur social, orthophoniste, diététiste-nutritionniste, psychologue, technologue en radio-oncologie, technologue en imagerie médicale et autres. Elle a 68 000 membres.
Bien que certains aient exprimé leur volonté de voir Santé Québec abolie, M. Comeau ne croit pas que ce soit le moment d’imposer d’autres réformes de structures aux employés du réseau, où les travailleurs sont déjà à bout de souffle, vu le manque de personnel.
«Pour nous, à l’APTS, l’abolition de Santé Québec n’est pas nécessairement la solution. On ne pense pas que retourner encore une fois dans un brassage de structures est la solution. Je pense que les gens, ce qu’on veut, c’est l’accès à la première ligne. Et ce n’est pas en brassant les structures... Ça n’a jamais fonctionné, de toute façon., dans le passé», conclut M. Comeau.

