Le Tribunal administratif du travail a été appelé à intervenir d’urgence, à la demande du ministère de la Sécurité publique, à la suite de moyens de pression qualifiés d’illégaux par des agents en services correctionnels à l’établissement de détention de Sorel-Tracy.
Ceux-ci auraient refusé de faire des heures supplémentaires et auraient fait du vacarme, des sifflements, pour protester contre le manque d’effectifs dans l’établissement, le 28 octobre, selon le syndicat.
Finalement, l’employeur et le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, rattaché à la CSN, ont conclu une entente, vendredi dernier, en prenant des engagements.
Le juge administratif Benoit Aubertin s’en est déclaré satisfait, estimant que cette entente assure au public les services auxquels il a droit.
Par cette entente, le syndicat et ses membres s’engagent à «s’abstenir de toute grève ou de tout moyen de pression ayant pour effet de ralentir ou interrompre les activités de l’établissement».
De même, le syndicat et ses membres «s’engagent également à ne pas recourir à des moyens de pression, messages, affichages, gestes ou comportements à caractère menaçants, intimidants, vexatoires, y compris l’utilisation de bruit excessif, incompatible avec le maintien de la paix industrielle».
Québec et le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels ont pourtant conclu une entente pour renouveler la convention collective. Ceux-ci ont voté en faveur de l’hypothèse de règlement en juillet dernier. Mais le syndicat a déjà dénoncé le manque d’effectifs à plusieurs occasions et les risques que cela pose pour la sécurité.
L’entente entre les parties prévoit également un processus de consultation afin de discuter d’un plan de contingence. Des rencontres entre les parties sont également prévues à cet effet.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

