Le propriétaire de l’immeuble ravagé par l’incendie majeur survenu dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, aurait demandé à ses locataires de signer un document afin de le dégager de toute responsabilité en lien avec des vols qui seraient survenus dans l’établissement au cours des derniers jours.
Des sinistrés auraient appris le tout jeudi, alors qu’ils auraient reçu l’autorisation de leur propriétaire afin de venir récupérer leurs effets personnels. Arrivés sur les lieux, l’entreprise propriétaire de l’immeuble leur demandait de signer un papier, mentionnant qu’ils s’engageait à venir chercher leurs choses avant le 4 janvier et qu’ils déclaraient que le propriétaire n’était pas responsable d’une éventuelle perte, destruction ou disparition d’objets.

Interrogé par Noovo Info, un responsable de l’entreprise soutient que ce papier a été fait à la suite d’une «demande des assurances».
Or, plusieurs locataires ont refusé de signer ledit document.
Sur les lieux, une résidente de l’immeuble clame que, par le biais de ce papier, le propriétaire souhaite «se débarrasser des locataires» afin de rénover l’immeuble et le «louer à d’autres personnes pour plus cher».
Par ailleurs, au moins quatre locataires ont constaté que leurs effets personnels ont été volés. Ils ont appelé les policiers.
Un locataire rencontré par Noovo Info est catégorique: à ses yeux, l’immeuble n’a pas été verrouillé, ce qui a laissé le champs libre aux voleurs.
«Toutes les portes étaient débarrées. Durant la soirée ou le matin, quelqu’un est rentré et a pris nos cartes de crédit. D’autres locataires se sont fait voler leurs bijoux. Mon conjoint s’est fait voler ses consoles et ses caméras. C’est à voir si ça va être sécurisé pour le reste des locataires.»
L’immeuble était-il adéquatement verrouillé? On l’ignore.
Quant au propriétaire de l’établissement, il a refusé de commenter l’affaire.
Une cigarette, mal éteinte et lancée près de contenants d’acétone, pourrait être à l’origine de l’incendie qui a ravagé l’immeuble résidentiel.
Noovo Info a pu visiter l’arrière de l’immeuble de 36 logements. Comme on le voit sur nos images, il y avait à l’extérieur, sur une palette de transport, une importante quantité de produits chimiques et inflammables, dont de l’acétone et des contenants de vernis à ongles. Le bâtiment abrite un salon de beauté.
À voir dans la vidéo.

