Société

Voici pourquoi le traversier Oka-Hudson ne fonctionne pas cette année

«Parfois, il faut reculer de deux ou trois pieds pour mieux avancer à l’avenir.»

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Archives - Traverse Oka-Hudson Archives - Traverse Oka-Hudson (Courtesy Traverse Oka-Hudson Facebook page)

Le traversier Oka-Hudson est un incontournable de l’été pour les touristes, les cyclistes et les navetteurs, mais alors que la saison est déjà bien entamée, le service reste à quai, le propriétaire étant confronté à des difficultés qui ne cessent de s’accumuler.

Lorsque Philippe Daignault a repris le traversier en 2024, il s’est retrouvé à passer plus de temps dans la salle des machines que sur l’eau.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

Qu’il s’agisse de remplacer des moteurs ou de réparer la coque, M. Daignault affirme que le travail ne s’arrête jamais.

Il explique que le traversier, qui relie les municipalités québécoises d’Oka et d’Hudson, transporte des centaines de milliers de passagers chaque année.

Il commence normalement à circuler en mai, mais une série de problèmes mécaniques et d’obstacles administratifs l’ont maintenu amarré au quai.

«Aujourd’hui, il serait plein», a-t-il affirmé mardi. «Je perds les mois de mai, juin [et] juillet.»

La traversée dure moins de 10 minutes et permet non seulement de faire passer des autos de l’autre côté de la rivière, mais aussi de nombreux cyclistes et piétons.

«Je suis vraiment désolé pour ces gens qui ne peuvent pas simplement faire du vélo ou de la moto», a confié M. Daignault. «Ils ne pourront pas le faire cet été. Ceux qui travaillent doivent faire demi-tour avec leur famille. Ils dépensent de l’argent en essence.»

Malgré ces contretemps, M. Daignault reste tourné vers l’avenir. Il affirme que ces changements rendront le service meilleur que jamais.

Il explique qu’avec son nouveau moteur, le traversier navigue environ 30 % plus vite, ce qui réduit la traversée à environ six minutes.

M. Daignault espère accueillir à nouveau des passagers d’ici la fin juillet, dans un premier temps avec un seul traversier en service et un horaire restreint.

Après des mois de retards, il précise que l’objectif ne se limite pas à une simple réouverture.

«Parfois, il faut reculer de deux ou trois pieds pour mieux avancer à l’avenir», a ajouté M. Daignault.