Société

Voici les provinces les plus heureuses au Canada, selon un sondage

Le niveau de bonheur des Canadiens a légèrement augmenté par rapport à 2025.

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Three couples having fun piggybacking at sundown Le niveau de bonheur des Canadiens a légèrement augmenté par rapport à 2025. (Banque d'images Envato)

Est-ce que les choses s’améliorent pour les Canadiens? D’après un nouveau sondage, beaucoup de gens à travers le pays se sentent plus heureux qu’il y a un an.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Le niveau de bonheur des Canadiens a légèrement augmenté par rapport à 2025, selon l’Indice du bonheur 2026 de Léger, avec une moyenne nationale de 70,5 sur 100, contre 68,7 l’année précédente.

Parmi toutes les provinces, le Québec arrive en tête avec un indice de 74,5. Terre-Neuve-et-Labrador se classe deuxième avec 71,0, suivi du Nouveau-Brunswick avec 70,3.

De son côté, l’Ontario se situe dans le milieu du classement avec un indice de 69,3, tandis que l’Île-du-Prince-Édouard arrive dernière, avec un indice de 67,7 – en légère hausse par rapport à 66,5 l’année précédente.

Parmi les plus grandes villes du pays, Montréal arrive en tête avec un indice de 72,7 sur 100, suivie de Brampton en deuxième position, avec 71,7 – soit une hausse de cinq points par rapport à 66,7 en 2025 – et de Toronto en troisième position, avec un indice de 69,4, en légère hausse par rapport à 65,8 l’année d’avant.

Le Québec s’est aussi classé plus haut en matière d’optimisme, avec un indice de 72,2, comparativement à 66,6 dans le reste du pays. Moins de Québécois ont aussi dit être malheureux – 22 % – comparativement à 33 % dans le reste du pays.

Andrew Enns, vice-président exécutif de Léger pour le centre du Canada, a affirmé à CTVNews.ca que la hausse de l’indice de bonheur entre cette année et l’année dernière pourrait être liée à la période de l’année où le sondage a été mené. Le sondage de 2025 a eu lieu en mars et avril, tandis que celui de cette année s’est déroulé en juin.

«Un des facteurs qui a peut-être un peu influencé les résultats, c’est que mars et avril, au Canada, c’est une période de l’année où, dans certaines régions du pays, on commence à sortir et à se sentir un peu plus libérés de l’hiver», a-t-il dit.

«Mais pour la plupart d’entre nous, c’est quand même pas terrible. Juin, c’est clairement un meilleur moment, c’est ça qui nous rend heureux.»

—  Andrew Enns, vice-président exécutif de Léger pour le centre du Canada

L’indice américain est presque identique à celui du Canada

Le sondage a aussi mesuré le niveau de bonheur au sud de la frontière, avec des résultats surprenants. Dans l’ensemble, les Américains ont obtenu une note de 70,5 sur 100 à l’indice de bonheur, soit exactement le même chiffre que le Canada.

Cependant, M. Enns a précisé que les États américains affichaient des résultats un peu plus extrêmes que ceux du Canada.

«Certains États ont obtenu des scores plus élevés que la plupart des provinces canadiennes», a-t-il expliqué. «Mais il y en a aussi qui se situent plutôt dans le bas du classement.»

Les États les plus heureux étaient la Floride, avec un indice de 75,3, suivie du Kansas à 74,5, puis du New Jersey avec un indice de 74,4.

En bas du classement, on trouvait la Virginie-Occidentale, avec un indice de bonheur de 62,5.

M. Enns a souligné que, dans l’ensemble, il n’y avait pas de grandes différences entre les deux pays en ce qui concerne le niveau de bonheur et ce qui motive ces sentiments.

Qu’est-ce qui contribue au bonheur?

M. Enns a indiqué que les éléments contribuant au bonheur étaient étroitement liés à notre communauté, à l’accès aux espaces extérieurs, à nos voisins et à notre famille.

«L’argent et le pouvoir d’achat ne semblent pas être des facteurs majeurs de bonheur», a-t-il déclaré. «Le stress financier et le pouvoir d’achat sont clairement des facteurs négatifs; ils peuvent s’ajouter aux raisons de malheur, mais ils ne favorisent pas vraiment le bonheur quand les gens pensent à leur propre bien-être.»

Pour 46 % des Canadiens, le bonheur dans une municipalité tenait avant tout au sentiment de sécurité, contre 51 % des Américains. Venaient ensuite l’accès à la nature – 40 % pour les Canadiens et 27 % pour les Américains – et le fait de profiter d’une bonne vie de quartier, ce à quoi 27 % des Canadiens et des Américains s’identifiaient.

Par contre, quand on leur a demandé quels étaient les obstacles au bonheur, les réponses les plus courantes concernaient les finances. Au Canada, 58 % ont dit que le coût de la vie affectait leur bonheur, tandis qu’aux États-Unis, ce chiffre était plus élevé, à 61 %.

La pression financière – coût de la vie, logement, endettement, revenu et avenir financier – était la principale source de stress pour 57 % des Canadiens et 58 % des Américains. Venaient ensuite la santé physique (57 % au Canada, 58 % aux États-Unis), la santé mentale (23 % au Canada et 26 % aux États-Unis) et l’incertitude quant à l’avenir (23 % au Canada contre 21 % aux États-Unis).

Méthodologie

Cette étude repose sur un sondage en ligne auquel ont répondu 63 710 Canadiens et 6408 Américains âgés de 18 ans et plus. Les données ont été recueillies entre le 9 et le 29 juin. Léger a précisé que, pour s’assurer que l’échantillon reflète fidèlement la population, les résultats ont été ajustés en fonction du sexe, de l’âge et de la région.