Société

Verdun: baignade dans le fleuve bientôt totalement interdite au quai de la Tortue et derrière le Natatorium

Publié le 

Verdun plage La baignade est déconseillée en dehors de la plage de Verdun, comme au quai du Natatorium. (Karine Joly via La Presse Canadienne)

De nouveaux panneaux d’interdiction de baignade seront installés devant les quais d’embarcation à Verdun dans les prochains jours, a annoncé le chef de division sports, loisirs et développement social de l’Arrondissement, Patrick Léveillée, le 2 juillet, lors d’une journée de sensibilisation de la population à la baignade sécuritaire à la plage de Verdun.

Par Théo Bou Eid, Initiative de journalisme local, Nouvelles d’Ici

Lors d’une conférence de presse organisée à cette occasion, la mairesse de Verdun, Céline-Audrey Beauregard, en a profité pour rappeler qu’il faut se baigner uniquement lors des heures d’ouverture de la plage, à l’intérieur de la zone balisée par les bouées blanches. Ailleurs dans le fleuve, la baignade est «déconseillée», en raison du courant et des profondeurs, a-t-elle mentionné.

Au moment où ces lignes étaient écrites, un panneau «baignade à vos risques» était placé devant le quai de la Tortue. M. Léveillé a mentionné qu’il serait remplacé par un panneau d’interdiction.

La mairesse avance que la plage reçoit près de 3500 personnes par jour, mais a pourtant été conçue pour en accueillir 350. «Cette popularité-là vient avec une responsabilité collective d’adopter des comportements sécuritaires pour nous assurer que ce lieu-là reste un lieu de rencontre, de rassemblement, un lieu aussi de divertissement, de rafraîchissement et de sport», dit-elle.

Questionnée par Nouvelles d’Ici sur la possibilité d’installer de nouveaux aménagements sur la plage pour réduire les risques du courant à proximité, la mairesse a soutenu que cela nécessiterait des investissements substantiels. Elle considère que d’autres installations devraient voir le jour ailleurs à Montréal pour diminuer la « pression » sur la plage de Verdun. Elle rappelle que la Fondation Rivières a répertorié 57 sites autour de Montréal où la qualité de l’eau est bonne, et qui pourraient donc potentiellement être transformés en lieux de baignade.

Également présent lors de la conférence, Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, division du Québec, a soulevé que la moitié des décès de noyade surviennent alors que la personne se baigne seule. Moins de 1 % des noyades ont lieu dans une zone surveillée, a-t-il ajouté.

«On aura beau pouvoir exiger toutes les normes de sécurité et avoir plus de préposés à la surveillance, il reste qu’il y a une responsabilité qui appartient à ce que j’appelle, moi, le baigneur ou la baigneuse», estime le directeur général. Il croit qu’au Québec, on sait davantage se baigner que nager. «Je le dis le plus respectueusement possible.»