Société

Une Montréalaise en fauteuil roulant dénonce le mauvais état des trottoirs de la ville

«En général, les trottoirs sont un peu relégués au second plan. On a souvent l’impression que l’accessibilité est souvent une préoccupation secondaire.»

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Sidewalks Les personnes en fauteuil roulant ressentent chaque bosse, chaque nid-de-poule et chaque fissure sur les trottoirs de la ville.

Une Montréalaise en fauteuil roulant estime que l’état des trottoirs de la ville doit être amélioré – et elle tient à le faire savoir aux élus locaux.

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.

Lisa Freeman, qui habite à Notre-Dame-de-Grâce, explique qu’elle ressent chaque fissure, chaque trou et chaque bosse sur les trottoirs, et que se déplacer en ville peut s’avérer difficile.

«Il faut parfois faire demi-tour ou faire un grand détour, ce qui signifie qu’on risque de rater son bus. Cela signifie aussi qu’on se retrouve souvent sur la piste cyclable ou sur la chaussée parce que le trottoir n’est pas accessible, ce qui n’est pas aussi sûr que cela pourrait l’être», explique-t-elle.

En tant que défenseure des personnes à mobilité réduite, Lisa Freeman a fait part de ses préoccupations lors de la réunion du conseil d’arrondissement de Côte-des-Neiges-NDG lundi soir afin d’interroger les élus sur l’accessibilité.

Notre-Dame-de-Grace resident Lisa Freeman Lisa Freeman, une habitante de Notre-Dame-de-Grace, s'est rendue à une réunion du conseil d'arrondissement pour attirer l'attention sur cette question.

La municipalité indique avoir alloué plus d’un million de dollars dans le budget de cette année à la réparation des trottoirs.

«Nous allons faire mieux. Nous en sommes actuellement à la phase de planification et de documentation», a déclaré Sonny Moroz, maire par intérim de la municipalité.

Mme Freeman précise que le problème ne se limite pas à l’état des trottoirs, mais qu’il peut y avoir des obstacles, notamment des poubelles et des panneaux, qui peuvent gêner le passage des personnes en fauteuil roulant.

«En général, les trottoirs sont un peu relégués au second plan. On a souvent l’impression que l’accessibilité est souvent une préoccupation secondaire. La plupart des gens n’ont pas à se demander : “Est-ce que je peux entrer dans ce café ? Est-ce que je peux me rendre à cet arrêt de bus ?”» déplore-t-elle.

Ce n’est pas seulement un problème propre à NDG, précise Mme Freeman, car il y a des problèmes partout dans la ville.

Elle dit qu’on entend davantage parler de la réparation des nids-de-poule sur nos routes que de celle des fissures sur les trottoirs.

«Beaucoup de gens m’ont dit que lorsqu’ils ont eu leur bébé et qu’ils utilisent une poussette, les trottoirs deviennent soudainement un problème», raconte-t-elle.

Mme Freeman espère pouvoir à nouveau faire part de son expérience lorsque la municipalité organisera des consultations publiques sur l’accessibilité le mois prochain.

«Il faut considérer l’accessibilité non pas comme une commodité ou un plus, mais comme une nécessité», conclut-elle.