Une femme âgée redoute de devoir passer un nouvel été humide à Montréal sans pouvoir rafraîchir son logement.
Phyllis Lazar, âgée de 83 ans, vit dans son appartement depuis 20 ans.
Elle explique que la climatisation était toujours comprise dans son loyer, mais que cela a changé en juin dernier.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Le 15 juin, j’ai allumé mon climatiseur, mais il ne fonctionnait pas», raconte Mme Lazard.
Son climatiseur ne fonctionne toujours pas. L’été dernier, comme il faisait trop chaud, elle a dû aller vivre ailleurs.
«Je ne pouvais pas dormir ici», explique-t-elle. «J’ai trois fils. J’ai dormi chez l’un d’eux. J’ai dormi chez un ami parce que c’était impossible de rester ici.»
Elle a ouvert un dossier auprès du Tribunal administratif du logement (TAL) pour tenter de faire rétablir sa climatisation et de la faire à nouveau inclure dans son loyer.
Arnold Bennett, directeur de la Housing Hotline, estime que Mme Lazar a de solides arguments.
«Cela ne semble pas raisonnable de la part du propriétaire», soutient M. Bennett. «Elle a de bonnes chances d’obtenir gain de cause. En principe, si le tribunal supprime une clause figurant dans le bail, le propriétaire est tenu d’accorder une réduction de loyer.»
Le propriétaire de l’immeuble, Gestion Zagora, n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires de CTV News.
Selon M. Bennett, la climatisation devient indispensable pour supporter l’été québécois.
«Tout comme on a droit au chauffage, pour toutes les raisons qui vont de pair, les gens devraient avoir droit à la climatisation», a déclaré M. Bennett. «En raison de la situation climatique et de ses répercussions sur la santé, en particulier pour les personnes âgées.»
À un mois du début de l’été, Lazar explique qu’il fait déjà chaud dans son appartement, où le mercure atteint les 25 °C.
«J’ai pris une photo. En effet, le thermostat indiquait 29 °C dans l’appartement, alors que nous ne sommes même pas encore en été», a déclaré Lazar. «Il faisait très chaud.»

