Société

Un avocat plaide la cause d’une femme transgenre qui demande à être transférée hors d’une prison pour hommes

La femme de 58 ans a été condamnée pour de multiples agressions sexuelles et a été déclarée délinquante dangereuse en 2001.

Publié le 

L'Établissement de l'Atlantique est une prison fédérale à sécurité maximale située à Renous, au Nouveau-Brunswick, ici photographiée le 20 avril 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan L'Établissement de l'Atlantique est une prison fédérale à sécurité maximale située à Renous, au Nouveau-Brunswick, ici photographiée le 20 avril 2022. Crédit image | (Andrew Vaughan)

Une avocate représentant une femme transgenre incarcérée dans une prison pour hommes affirme que sa cliente devrait être transférée dans un établissement pour les femmes, car elle craint pour sa sécurité.

L’avocate, Jessica Rose, a dit à une juge de la Cour fédérale que des détenus masculins avaient harcelé et agressé sa cliente, Amanda Joy Cooper, après qu’elle eut entamé sa transition en 2020.

Me Rose précise que Mme Cooper a reçu un diagnostic de dysphorie de genre en 2020 et qu’elle présente désormais l’anatomie d’une femme à la suite d’une chirurgie de réassignation sexuelle en 2024.

Mme Cooper purgeait sa peine à l’Établissement de l’Atlantique, une prison à sécurité maximale au Nouveau-Brunswick.

La femme de 58 ans a été condamnée pour de multiples agressions sexuelles et a été déclarée délinquante dangereuse en 2001.

Mme Cooper demande d’être transférée à une prison pour femmes et requiert le contrôle judiciaire d’une décision prise l’an dernier l’envoyant à l’établissement de Millhaven, en Ontario, une autre prison pour hommes à sécurité maximale.

Me Rose a affirmé qu’au cours des deux dernières années, Mme Cooper a passé pratiquement tout son temps dans des unités d’intervention structurée hautement surveillées, de manière volontaire, ce qui la maintenait à l’écart des détenus masculins.

La procureure de la Couronne fédérale, Laura Rhodes, a dit à la cour que la décision de transférer Mme Cooper à Millhaven reposait sur les exigences visant à limiter le temps que les détenus passent en isolement pour leur propre bien-être.