Société

Une centaine de mètres de plus pour les visiteurs de la caverne Saint-Léonard

Noovo Info a enfilé casque, bottes et lampe frontale pour découvrir cette nouvelle portion de la caverne.

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Caverne Saint-Léonard Dans la galerie de la Radiesthésie, le groupe regarde en direction de la galerie Damoclès. (Eric Carriere)

Pendant des décennies, les visiteurs de la caverne de Saint-Léonard devaient faire demi-tour après quelques dizaines de mètres sous terre. Dès le mois de juillet, ils pourront désormais explorer des galeries découvertes en 2017 derrière une fissure qui intriguait les spéléologues depuis des années.

Noovo Info a enfilé casque, bottes et lampe frontale pour découvrir cette nouvelle portion de la caverne située sous le parc Pie-XII, dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

Une fissure pleine de promesses

Bien avant l’aménagement du nouveau parcours, les spéléologues étaient convaincus que la caverne en renfermait davantage. Une fissure observée dans la roche attirait particulièrement leur attention.

«Cette fissure-là a fasciné pendant longtemps les spéléologues», raconte Guillaume Lamarre, directeur général de Spéléo Québec. Un courant d’air s’échappait parfois, laissant croire qu’un autre passage pouvait se trouver derrière la paroi.

L’équipe obtient finalement sa réponse en 2017. «Ils ont passé une caméra en fil et ont été capables de voir de l’autre côté un plus gros passage», explique-t-il. La découverte révèle alors plusieurs centaines de mètres de nouvelles galeries et transforme complètement la compréhension du réseau souterrain.

Le nouveau trajet permet d’explorer des sections qui étaient jusqu’à présent réservées aux spéléologues. Au fil de l’avancée, les galeries deviennent plus vastes, donnant l’impression de pénétrer dans un labyrinthe creusé par la nature il y a près de 15 000 ans.

Le nouveau parcours débute là où se terminait autrefois la visite traditionnelle. «On commence à progresser sur le mur, attaché sur une ligne de vie», explique Guillaume Lamarre.

Après avoir mis un casque et allumé leur lampe frontale, les adeptes de plein air s’élancent dans un passage qui mène sous le parc Pie-XII. Rapidement, la lumière du jour disparaît.

Une nappe phréatique anormalement basse

Le point culminant du parcours se trouve dans la galerie de l’Écho, une immense salle partiellement inondée où les visiteurs terminent leur aventure sur un quai flottant.

«Normalement, pour venir ici, il fallait venir en kayak», raconte Guillaume Lamarre, en désignant les galeries qui se poursuivent dans l’obscurité.

L’eau qui occupe une partie importante de la galerie provient directement de la nappe phréatique montréalaise. Son niveau fluctue normalement au fil des saisons, mais il semble particulièrement bas cette année.

«C’est quand même inquiétant, affirme Guillaume Lamarre. Je l’ai rarement vue aussi basse que ça au début de l’été.»