Le long de la route Sainte-Marie, à la sortie de l’autoroute transcanadienne, se trouve un vestige du passé de Sainte-Anne-de-Bellevue.
Les ruines de la Maison Michel-Robillard sont chargées d’histoire, mais l’avenir de ce bâtiment reste incertain.
Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.
Le conseiller municipal Ryan Young explique que la famille Robillard a acquis le terrain agricole sur lequel se dresse cette bâtisse au début du XVIIIe siècle.
La ferme elle-même remonte à 1797.
«Elle a appartenu à la famille Robillard pendant près de cinq générations», explique M. Young. «Il y avait une immense et magnifique étable à côté de la maison. Et beaucoup d’habitants de Sainte-Anne-de-Bellevue se souviennent encore de cette ferme et connaissaient les gens qui y vivaient. J’avais un ami au lycée qui louait l’une des petites dépendances.»
La maison a été ravagée par un incendie en 2012, mais sa structure est toujours debout. Elle a été classée monument historique en 2014, et M. Young affirme qu’il milite depuis des années pour sa restauration, malgré les discussions sur sa démolition.
Le bâtiment appartient à la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, tandis que le terrain qui l’entoure est la propriété d’un promoteur immobilier.
«Nous avons conclu un accord avec la Ville de Montréal, selon lequel celle-ci achèterait le terrain autour du bâtiment pour permettre l’accès au parc, et nous serions chargés de mettre en place une sorte de chalet d’accueil.»
— Le conseiller municipal Ryan Young
Selon M. Young, cet accord remonte à l’administration de l’ancienne mairesse de Montréal, Valérie Plante.
M. Young précise que les estimations pour la restauration de la Maison Michel-Robillard et les aménagements autour de celle-ci varient entre 1,5 et 6 millions de dollars – et il estime qu’il y a tout lieu d’investir.
Avec l’ouverture de la station REM Anse-à-l’Orme située de l’autre côté de la rue, la fréquentation pourrait augmenter.
La Ville sollicite désormais l’aide des autorités.
Dans une déclaration à CTV News, le maire de Sainte-Anne-de-Bellevue, Michel Boudreault, a indiqué que l’intention n’était pas de démolir la structure de la maison tant qu’un projet alternatif n’aurait pas été élaboré. Le conseil municipal souhaite œuvrer à la mise en place d’un projet consensuel.
«Nous avons besoin de l’aide de la province. Nous avons besoin de l’aide de l’agglomération de Montréal et je pense que nous avons besoin de l’aide du gouvernement fédéral», dit M. Young.
Alors que M. Young poursuit son combat, il espère voir aboutir un plan concret qui permettra de faire avancer les choses sur le terrain.

