Un navire de guerre canadien a procédé avec succès cette semaine à des tirs d’essai de deux torpilles, offrant ainsi à la Marine royale canadienne sa première occasion d’évaluer une mise à niveau majeure de ses capacités de lutte anti-sous-marine.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Le NCSM Ottawa, l’une des deux frégates canadiennes déployées à Hawaï pour l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC), a tiré et récupéré les torpilles Mark 46 dans le cadre du plus grand rassemblement naval au monde, auquel participent environ 25 000 membres du personnel provenant de 31 pays partenaires.
Bien qu’un tel essai puisse sembler routinier, pour la Marine canadienne, il n’a rien de tel.
«Je suis dans la Marine depuis 20 ans et c’est la première fois que je tire une torpille», a indiqué le commandant Justin Simmons, commandant du navire, lors d’une entrevue téléphonique depuis le NCSM Ottawa. «C’était vraiment un projet planifié de longue date.»
La démonstration du 7 juillet avait un double objectif: offrir aux marins l’occasion rare de mener un scénario de combat simulé, tout en testant le système de guerre sous-marine nouvellement installé à bord du navire dans des conditions opérationnelles.
Ce système, appelé «Underwater Warfare Suite Upgrade» (UWSU), comprend une suite de capteurs de nouvelle génération conçus pour détecter et dissuader les sous-marins et les torpilles modernes.
Le système amélioré, qui remplace l’ancien équipement anti-sous-marin de la frégate par un système offrant une meilleure détection des menaces plus silencieuses à des distances plus grandes, devrait être déployé sur l’ensemble de la flotte de classe Halifax d’ici 2034.
Cette technologie comprend des capteurs d’interception actifs et un réseau de sonars remorqués à basse fréquence qui, selon le ministère de la Défense nationale, améliore la détectabilité des cibles tant en pleine mer qu’en eaux côtières.
M. Simmons compare ces améliorations au lancement de l’iPhone.
«C’est une véritable révolution pour nous», a-t-il expliqué.
«Ce nouveau système est tellement novateur et avancé que nous en tirons continuellement des enseignements.»
— Justin Simmons, commandant du NCSM Ottawa
Le NCSM Ottawa est l’un des deux seuls navires de la Marine royale canadienne actuellement équipés du système modernisé et la première frégate de la côte ouest à recevoir sa dernière configuration, ce qui en fait la principale plateforme d’essai opérationnelle de la Marine.
Le navire jumeau, le NCSM Regina, devrait également faire la démonstration d’une nouvelle capacité en effectuant un tir réel du missile Evolved Sea Sparrow Block II lors du RIMPAC la semaine prochaine.
Cet intercepteur de défense aérienne amélioré utilise son propre autodirecteur radar actif pour se guider vers les menaces aériennes, ce qui constitue une amélioration significative par rapport à la version précédente, qui dépendait principalement du radar du navire lanceur.
La présence du Canada au RIMPAC comprend également le sous-marin HMCS Corner Brook, le navire de ravitaillement MV Asterix, un avion de patrouille à longue portée CP-140 Aurora, deux hélicoptères maritimes CH-148 Cyclone et plus de 800 membres des Forces armées canadiennes.
Cette année marque la 30e édition des exercices militaires biennaux RIMPAC, qui ont débuté en 1971. Le Canada a participé à toutes les éditions de ces exercices en tant que membre fondateur, aux côtés des États-Unis et de l’Australie.

