Société

Un meilleur accès à des programmes de traitement contre les dépendances: le combat de Luc Berthold

«On a décidé de se battre pour les amis de David.»

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Un meilleur accès à des programmes de traitement contre les dépendances: le combat de Luc Berthold Traverser un drame personnel et en faire un projet de loi: c’est ce qu’a décidé de faire le député fédéral Luc Berthold après le décès de son fils David en février 2025.

Traverser un drame personnel et en faire un projet de loi: c’est ce qu’a décidé de faire le député fédéral Luc Berthold après le décès de son fils David en février 2025.  Son but: offrir un meilleur accès à des programmes de traitement aux jeunes contrevenants aux prises de dépendances.

David avait des problèmes de consommation et est mort à l’âge de 28 ans. Il s’est enlevé la vie.

En entrevue avec la journaliste Marie-Christine Bergeron au Noovo Info 17 mardi,  M. Berthold a expliqué qu’il a la «chance unique» d’être député et qu’il a été «chanceux» après avoir été pigé pour présenter un projet de loi aux communes. Il faut savoir qu’à chaque législature, le greffier de la Chambre tire au sort parmi les 343 députés. Il a été pigé parmi les trente premiers députés pour présenter un projet.

«Cette opportunité-là de présenter un projet de loi s’est présentée et on a décidé de la saisir. Pour effectivement donner... Donner une chance aux jeunes qui comme David très tôt sont confrontés à des problèmes de consommation.»

—  Luc Berthold, député fédéral (Mégantic—L'Érable—Lotbinière)

«On a décidé de se battre pour les amis de David», a poursuivi le député de la circonscription de Mégantic—L’Érable—Lotbinière. Le projet de loi porte d’ailleurs ce nom: le projet de loi pour les amis de David.

Si des mesures comme celles proposées dans le projet de loi avaient été mises en place avant le décès de son fils, M. Berthold croit que la situation aurait été différente.

Quel impact aurait le projet?

Le projet de loi parle de traitements de la dépendance dans une loi pour les adolescents, explique M. Berthold. «Il n’y avait pas de notions de traitements» concernant la toxicomanie et les problèmes de santé mentale chez les adolescents. «Pour moi, cela n’avait pas de sens», soutient le député.

«De forcer la justice à tenir en compte que peut-être que ce jeune-là peut être soigné au lieu d’être puni... Pour moi, c’est important.»

Il y a également un incitatif à choisir l’option d’un traitement car un juge aurait la possibilité de réserver la sentence après le programme de traitement.

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo.

Précision

Si vous pensez au suicide ou vous inquiétez pour un proche, des intervenants sont disponibles en tout temps au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), par texto (535353) ou par clavardage à suicide.ca.