Société

Un habitant de la Colombie-Britannique raconte comment il a survécu 6 jours en pleine nature

«L’air était tellement froid que je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. [...] Je mangeais des oursons en gélatine, par exemple. Ça m’aidait un peu à calmer les frissons.»

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Stanislav Volo a été retrouvé le 4 septembre 2026, après avoir passé cinq nuits dans les bois. (Service de recherche et de sauvetage de Squamish) Stanislav Volo a été retrouvé le 4 septembre 2026, après avoir passé cinq nuits dans les bois. (Service de recherche et de sauvetage de Squamish)

Un habitant de Squamish qui a survécu six jours sur un terrain accidenté et dangereux se remet bien, même s’il s’est cassé le talon et quelques os du poignet.

Le 30 août, Stanislav Volo avait prévu de faire la boucle du mont Habrich, mais il s’est retrouvé sur un autre itinéraire qui l’a conduit sur un sentier périlleux alors qu’il tentait de retrouver un chemin vers la sécurité.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Il a expliqué qu’il utilisait son téléphone pour s’orienter, mais qu’une fois au sommet du parcours, il n’y avait personne d’autre.

Les vidéos qu’il a filmées montrent une clairière brumeuse.

Cet homme de 43 ans a raconté avoir paniqué en réalisant que son téléphone était à court de batterie.

«Je ne trouvais aucun repère pour redescendre», a-t-il confié.

Il a expliqué avoir tenté de descendre la montagne, mais s’être retrouvé face à des falaises abruptes.

«Je mangeais des oursons en gélatine»

Il avait emporté des vêtements secs, une barre de céréales, du Powerade, du bœuf séché et des oursons en gélatine.

Le premier soir, il a dormi sur un rocher.

«L’air était tellement froid que je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit», a-t-il raconté. «Je tremblais de froid. Je mangeais des oursons en gélatine, par exemple. Ça m’aidait un peu à calmer les frissons.»

Le lendemain, il a dit avoir entendu des hélicoptères qui le cherchaient, mais il hésitait entre rester sur place ou continuer à avancer.

«C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, non?», a-t-il souligné.

Selon les services de recherche et de sauvetage de Squamish, Stanislav Volo, âgé de 43 ans, a été porté disparu après avoir été vu pour la dernière fois au sommet de la télécabine Sea to Sky, avant de partir en randonnée. Selon les services de recherche et de sauvetage de Squamish, Stanislav Volo, âgé de 43 ans, a été porté disparu après avoir été vu pour la dernière fois au sommet de la télécabine Sea to Sky, avant de partir en randonnée.

Plus tard dans la journée, son chargeur de téléphone portable s’est remis à fonctionner, et alors que sa batterie n’était plus qu’à 3%, il a pu appeler le 911.

«Mon objectif principal, c’était de faire savoir aux gens que j’étais toujours en vie», a-t-il expliqué.

Cet appel, ainsi que le plan de voyage détaillé que Stanislav Volo avait laissé à sa femme, ont aidé les équipes de secours à localiser précisément où il se trouvait.

Mais ce n’était pas encore la fin de cette épreuve.

Volo n’avait plus rien à manger, mais il a réussi à traverser une rivière, et vendredi, il a rejoint la route forestière d’Indian Arm pour se jeter dans les bras des sauveteurs.

«Remarquable»

Tyler Duncan, directeur des opérations chez Squamish Search and Rescue, a qualifié d’ «incroyable» la capacité du randonneur à s’orienter pour sortir du sentier.

«Ce n’est pas pour rien que cette région est prisée des grimpeurs», a-t-il avancé. «Le fait qu’il ait réussi à se frayer un chemin à travers les rares zones praticables est remarquable.»

Il a décrit la boucle du mont Habrich, aussi connue sous le nom de sentier Al’s Habrich Ridge, comme une randonnée de niveau intermédiaire comportant quelques passages plus raides.

«Ce n’est en aucun cas une randonnée pour débutants, mais elle est conçue pour être accessible aux randonneurs de niveau avancé qui empruntent la télécabine de Squamish», a-t-il précisé.

Un parcours exigeant

Selon M. Duncan, la boucle sur laquelle Stanislav Volo s’est retrouvé est un parcours que les coureurs de montagne empruntent souvent, et peut s’avérer assez exigeante.

«Je décrirais la boucle du mont Habrich, dans le contexte de la journée de M. Volo, comme un parcours alpin avancé, de type scramble. Ce n’est donc pas du tout un parcours de randonnée , a-t-il dit. «Si tu te retrouves dans cette zone par temps de brouillard et que la visibilité est mauvaise, tu peux très facilement te perdre, c’est certain.»

Tyler Duncan l’a félicité d’avoir envoyé un plan de randonnée détaillé à sa femme avant de se lancer sur le sentier, ce qui a permis à l’équipe de secours de cibler ses recherches.

«Si personne ne sait où tu es, on ne saura pas où tu es», a-t-il dit.

Son conseil à ceux qui souhaitent explorer le terrain de Squamish : planifie tes randonnées en fonction de ton niveau d’expérience.

Stanislav Volo (CTV News) Stanislav Volo (CTV News)

M. Duncan a également ajouté que, même si les gens comptent beaucoup sur leur téléphone pour s’orienter, la technologie a ses limites, et il a souligné qu’il est important d’emporter des batteries de rechange.

«Si je règle mon application de cartographie au niveau le plus élevé, ça va probablement vider la batterie de mon téléphone en 15 minutes environ», a-t-il rapporté. «Ça peut arriver très vite.»

Son dernier conseil: si tu te retrouves perdu, reste où tu es ou déplace-toi vers un endroit bien visible pour que les équipes de secours puissent te localiser.

«On a une topographie un peu comme celle des fjords : plus tu t’avances vers l’eau, plus ça devient raide la plupart du temps», a-t-il recommandé. «Et c’est très facile de se retrouver coincé au bord d’une falaise (ou coincé dans un endroit d’où tu ne peux pas descendre si tu essaies de prendre le chemin le plus direct).»

Stanislav Volo se concentre désormais sur son rétablissement. Il est reconnaissant que les équipes de recherche n’ont jamais abandonné les recherches pour le retrouver.