Un autre salarié ayant déjà travaillé au Complexe Guy-Favreau, à Montréal, serait atteint d’une maladie liée à l’amiante.
Il s’agit d’un ancien employé, qui a pris sa retraite en 2003. On ignore pour quel ministère il travaillait.
Des fonctionnaires fédéraux ont reçu un courriel à cet effet, au cours des derniers jours, puisque les maladies liées à l’amiante sont à déclaration obligatoire, a fait savoir mercredi l’Association des juristes de justice.
Un premier cas avait été révélé à la fin du mois de mars par ce même syndicat, après qu’un employeur l’avait informé que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait «établi que l’exposition à l’amiante au complexe Guy-Favreau à Montréal était liée à un problème de santé grave dont souffre un employé du ministère de la Justice ayant travaillé dans ce complexe».
«Bien que l’employeur affirme qu’aucun lien n’a été établi entre cette maladie et le lieu de travail, cette annonce soulève de sérieuses préoccupations pour les personnes qui sont actuellement obligées de travailler sur ce site», a commenté l’Association des juristes de justice, par voie de communiqué mercredi.
L’Association des juristes de justice a adressé une correspondance officielle, mardi, aux employeurs principaux du Complexe Guy-Favreau, demandant «que les employé(e)s de Justice Canada travaillant à CGF soient temporairement autorisé(e)s à travailler de la maison jusqu’à ce que les tests de microscopie électronique en transmission soient complétés afin de garantir pleinement la sécurité du milieu de travail».
Après le premier cas, des syndicats de fonctionnaires fédéraux avaient refusé de croire les représentants gouvernementaux sur parole et ils avaient exigé de Services publics et Approvisionnement Canada d’obtenir les rapports complets concernant la présence d’amiante et la prise d’échantillons dans cet édifice du centre-ville de Montréal.
Contacté à l’époque, le gouvernement fédéral avait répondu à La Presse Canadienne que «des tests d’air ciblant la présence de fibres d’amiante ont été effectués de façon proactive au cours des dernières semaines (mars-avril 2026). Durant cette période, 81 échantillons ont été prélevés dans les espaces communs (corridors, ascenseurs), les espaces techniques et les espaces à bureaux» du complexe Guy-Favreau.
«Les résultats obtenus n’indiquent aucune présence de fibres d’amiante détectable dans l’air. Ces analyses ont été réalisées conformément aux protocoles reconnus et s’inscrivent dans le cadre des exigences du Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail. Ces analyses de qualité de l’air confirment que le milieu de travail est sécuritaire», avait conclu le ministère.
De façon générale, des syndicats plaident pour le droit au télétravail depuis quelques années déjà et les craintes concernant la santé et la sécurité au travail renforcent leurs appréhensions.

