Un petit bol préhispanique, dont l’âge serait d’environ 2000 ans, retourne au Pérou après avoir été retrouvé à Montréal.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) indique que son initiative de lutte contre la criminalité liée aux œuvres d’art et au patrimoine culturel a permis d’identifier cet artefact de style Nasca en juin dernier «dans une maison d’enchères de Montréal, où il était mis en vente dans le cadre d’un lot de trois bols».
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Deux des bols avaient peu de valeur, tandis que le troisième a attiré l’attention des autorités péruviennes en raison de son importance culturelle et historique», a précisé la GRC.
Par conséquent, des représentants de l’ambassade du Pérou au Canada ont communiqué avec Affaires mondiales Canada «par note diplomatique demandant le rapatriement du bol».
Cette démarche s’est faite en vertu des dispositions de la Convention de l’UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels.
«Le bol en lui-même est peut-être petit, mais il s’inscrit dans une histoire beaucoup plus vaste, qui témoigne de l’histoire du Pérou et de son peuple», a rapporté l’inspectrice Dawn Morris-Little, directrice de la lutte contre la criminalité financière à la GRC. «C’est une satisfaction pour nous de contribuer à son retour en toute sécurité. Ce rapatriement réussi démontre l’importance de la collaboration entre les forces de l’ordre, les gouvernements, les institutions culturelles et les particuliers.»
La GRC explique que le vendeur du bol, un Montréalais, «en est devenu propriétaire par héritage».
«La maison d’enchères a accepté de suspendre la vente, et l’objet a été cédé volontairement à la suite de discussions entre la GRC, des représentants du gouvernement du Pérou et le détenteur», a précisé la GRC.
Le bol a été placé sous la garde de la GRC et remis officiellement aux représentants du consulat péruvien à Montréal le 16 juillet, avant d’être renvoyé dans son pays d’origine.
«Le détenteur n’a pas reçu de compensation financière, mais a toutefois reçu une lettre de remerciement du gouvernement péruvien à la suite du transfert», a ajouté la GRC. «Aucune accusation criminelle n’a été portée dans le cadre de la récupération ou du rapatriement.»

