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Un arbre est en train de détruire sa maison, mais elle ne peut pas l’abattre

L’arbre a causé jusqu’à présent 150 000 $ de dommages, selon la propriétaire.

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Nicole Robert affirme qu'un arbre appartenant à la ville, situé dans son jardin, est en train de détruire sa maison et qu'elle attend depuis plus de sept mois une réponse de la ville d'Ottawa concernant une solution. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa) Nicole Robert affirme qu'un arbre appartenant à la ville, situé dans son jardin, est en train de détruire sa maison et qu'elle attend depuis plus de sept mois une réponse de la ville d'Ottawa concernant une solution. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa)

À en juger par les dégâts, on pourrait croire qu’un tremblement de terre a frappé la maison de Nicole Robert.

Mais la cause première de tous les dommages subis par sa maison, située dans le quartier de Copeland Park à Ottawa, est un érable planté dans sa cour avant. Plus précisément, ce sont les racines de cet arbre.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«La façade de ma maison s’est affaissée, et les briques se sont détachées de mes fondations. La maison est fissurée. La force exercée est suffisante pour fissurer mes briques; j’imagine que lorsque cela se produit, c’est une force considérable», a raconté Mme Robert.

La propriétaire a remarqué l’été dernier que sa maison commençait à bouger: les portes ne restaient pas fermées et les fenêtres ne s’ouvraient plus.

Après une inspection plus approfondie, elle a constaté d’importantes fissures et des décollements le long de ses fondations et de son revêtement en brique. Elle a fait appel à trois ingénieurs différents pour déterminer la cause de ce phénomène.

«Ils ont déterminé que la cause de ces mouvements était les arbres. Les racines des arbres aspirent l’humidité du sol», a rapporté la résidente. «[Les racines] ne peuvent pas aller de ce côté-là à cause de la rue; il n’y a pas d’eau. Alors, vers où sont-elles repoussées? Eh bien, elles sont repoussées vers ma maison.»

Elle estime que l’arbre a causé jusqu’à présent 150 000 $ de dommages.

Une fissure sur le mur latéral de la maison, causée par l'arbre. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa) Une fissure sur le mur latéral de la maison, causée par l'arbre. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa)

Mais ses problèmes n’ont fait que s’aggraver, car elle ne peut pas faire abattre l’arbre. Bien qu’il se trouve dans sa cour avant, cet érable mature est situé dans l’emprise de la Ville d’Ottawa, ce qui signifie que l’arbre appartient à la Ville.

Mme Robert a contacté la municipalité dans l’espoir de faire enlever l’arbre. Elle explique que des inspecteurs sont venus le 11 décembre 2025 pour évaluer la situation, mais qu’ils n’ont toujours pas pris de décision à ce sujet.

«Ils ont notamment cherché à déterminer à qui appartiennent les arbres. Ils cherchent également à savoir si j’ai apporté des modifications aux aménagements en dur sur ma propriété qui auraient pu contribuer aux dommages subis par ma maison. Je n’ai rien changé», a-t-elle dit.

Dans une déclaration à CTV News, la Ville d’Ottawa a indiqué avoir reçu deux signalements de résidents du quartier de Copeland Park concernant des dommages causés à des maisons ou à des structures et liés à des arbres municipaux.

«S’il est établi qu’un arbre municipal a contribué de manière significative aux dommages, la Ville envisagera des mesures d’atténuation appropriées, telles que l’entretien de l’arbre. Dans les cas où l’atténuation n’est ni faisable ni raisonnable, l’abattage de l’arbre pourrait être envisagé en dernier recours», a écrit Jason Pollard, chef de section de la foresterie au sein du Service des travaux publics.

Une fissure dans la maison de Robert, causée par les dégâts provoqués par un arbre. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa) Une fissure dans la maison de Robert, causée par les dégâts provoqués par un arbre. (Dylan Dyson/CTV News Ottawa)

Sept mois plus tard, Mme Robert attend toujours une réponse sur ce que la Ville compte faire avec l’arbre.

«J’aimerais qu’une décision soit prise. Par ailleurs, s’ils décident d’abattre les arbres, les trois ingénieurs s’entendent pour dire que ma maison ne devrait plus bouger. Elle devrait être stable», a-t-elle mentionné. «Je veux que cette maison reste habitable.»

Selon Nicole Robert, l’assurance ne couvre pas les dommages causés aux maisons par les racines des arbres, et si les dommages s’aggravent au point que la maison soit jugée inhabitable, la propriétaire devra continuer à payer l’hypothèque tout en cherchant un autre endroit où vivre avec son fils.

Depuis, Mme Robert a lancé une pétition demandant à la Ville d’Ottawa de modifier ses règles concernant les arbres appartenant à la ville qui ont un impact sur les propriétés privées, notamment en établissant un délai maximal de 15 jours ouvrables pour que des décisions comme celle-ci soient prises.

Elle espère maintenant qu’une décision pourra être prise d’une manière ou d’une autre à temps pour sécuriser sa maison avant le retour de l’hiver. «J’espère vraiment que la Ville prendra des mesures pour protéger notre maison cette année», a-t-elle ajouté.

Dylan Dyson

Dylan Dyson

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CTV News Ottawa Multi-Skilled Journalist | Ottawa