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Tom Hanks, Al Pacino, Jack Nicholson: Non, ces célébrités n’ont pas laissé d’avis positifs à cette entreprise

«Les fraudeurs utilisent les noms de célébrités, ce qui est tout simplement absurde.»

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Captures d'écran de faux avis de célébrités publiés pour une entreprise de fenêtres de Toronto. Captures d'écran de faux avis de célébrités publiés pour une entreprise de fenêtres de Toronto.

Les faux avis peuvent être rédigés par n’importe qui, mais il existe également des réseaux qui opèrent dans d’autres pays. Ces réseaux vendent des avis contre rémunération, et les entreprises peuvent acheter des avis positifs ou négatifs, selon qu’elles souhaitent favoriser leur activité ou nuire à leurs concurrents.

Kay Dean, une ancienne enquêtrice criminelle fédérale américaine originaire de San José, en Californie, a fondé Fake Review Watch, un organisme de surveillance et de défense du secteur, au sein duquel elle dénonce les faux avis en ligne.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

Mme Dean a contacté CTV News après avoir remarqué que de faux avis étaient publiés au sujet d’une entreprise de fenêtres de Toronto.

«Le problème des faux avis est, en général, bien plus grave que ce dont la plupart des gens ont réellement conscience», a-t-elle dit.

Kay Dean, ancienne enquêtrice criminelle fédérale américaine, est la fondatrice de Fake Review Watch. Kay Dean, ancienne enquêtrice criminelle fédérale américaine, est la fondatrice de Fake Review Watch.

En enquêtant sur cette entreprise de fenêtres, Mme Dean a remarqué que la personne qui publiait ces avis utilisait les noms d’acteurs célèbres qui ne vivent même pas au Canada.

«Les fraudeurs utilisent les noms de célébrités, ce qui est tout simplement absurde», a-t-elle lancé. Parmi les noms de célébrités repérés figuraient «Bruce Springsteen, Tom Hanks et Lauren Bacall».

C’est clairement un signal d’alarme si vous constatez que Madonna, Denzel Washington, Matt Damon, Julia Roberts ou Al Pacino ont tous pris le temps de laisser des avis sur des fenêtres et des portes.

L’entreprise nie avoir acheté des avis

Lorsque CTV News a contacté l’entreprise, celle-ci a affirmé : «Notre entreprise de fenêtres n’a jamais demandé, autorisé ou engagé sciemment quiconque à publier de faux avis ou à créer de fausses fiches d’entreprise en notre nom.»

Kay Dean a rapporté à CTV News que les faux avis sont omniprésents en ligne.

«Ce n’est qu’un aperçu de ce qui se passe sur Google, et c’est injuste, notamment pour les entreprises honnêtes qui doivent faire face à la concurrence», a-t-elle affirmé.

CTV News a contacté Google à ce sujet, et un porte-parole a déclaré dans un communiqué : «Nos politiques stipulent clairement que les avis doivent être fondés sur des expériences et des renseignements réels, et n’autorisent pas les avis ou les cotes qui ont été payés. Nous avons supprimé ces faux avis et suspendu les avis sur les profils d’entreprises qui enfreignaient nos politiques.»

Le propriétaire d’une entreprise d’informatique de Toronto a également partagé son expérience après que son entreprise eut subi les conséquences de l’utilisation de faux avis.

Le propriétaire d'une entreprise informatique basée à Toronto, qui souhaite garder l'anonymat, s'est confié à CTV News. Le propriétaire d'une entreprise informatique basée à Toronto, qui souhaite garder l'anonymat, s'est confié à CTV News.

Ce propriétaire, souhaitant garder l’anonymat, affirme avoir des difficultés avec ses concurrents, qui utilisent de faux avis sur Google.

«Cela a clairement eu des répercussions sur mon entreprise ainsi que sur d’autres entreprises de la région», a-t-il confié.

Selon lui, son concurrent utilise de faux avis cinq étoiles, ce qui, selon lui, lui fait perdre des clients.

Il estime que Google devrait sévir contre la fraude. «En fin de compte, lorsqu’une entreprise achète des avis pour devancer ses concurrents de la région en termes de visibilité, c’est tout simplement injuste», a-t-il indiqué.

De son côté, Kay Dean soutient qu’il est important que tout le monde sache que les avis en ligne ne sont pas toujours véridiques.

Elle avance que Google tire d’importants revenus de la publicité et qu’il doit en faire davantage pour mettre fin à ces pratiques et assurer l’équité entre les concurrents.

«Mon conseil aux consommateurs serait de revenir à la méthode éprouvée qui consiste à obtenir de l’information par le bouche-à-oreille. Il ne faut pas se fier aux avis, car l’espace est saturé de faux avis, tant positifs que négatifs», a-t-elle ajouté.

Avec la collaboration de Farah Chandani pour CTV News

Pat Foran

Pat Foran

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Consumer Alert Video Journalist, CTV News Toronto