Société

Syndicat de la SAAQ: le gouvernement peut reprendre le contrôle, avec des moyens

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Suivi du rapport Gallant : «C’est important que les coupables soient punis» La présidente du Conseil du Trésor France-Élaine Duranceau a été mandatée pour mettre en place un comité de suivi des recommandations du rapport Gallant sur le fiasco SAAQclic. Elle promet «des gestes concrets pour rétablir la confiance du public» et a réitéré que le gouvernement évalue l’ensemble de recours juridiques et tous les leviers disciplinaires possibles pour punir les personnes fautives.

Au lendemain de la publication du rapport du commissaire Denis Gallant sur la SAAQClic, le syndicat qui représente 2000 employés de la Société de l'assurance automobile croit qu'il est possible pour le gouvernement du Québec de «reprendre le contrôle» de ses projets informatiques s'il y a de la volonté, mais aussi des moyens et des ressources humaines.

«Il faudrait que les bottines suivent les babines, qu'on puisse mettre les efforts nécessaires, l'argent nécessaire à mettre en place une équipe dédiée, spécialisée, en matière informatique et, à ce moment-là, reprendre le contrôle du parc informatique», a affirmé en entrevue mardi Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

Le SFPQ représente notamment les techniciens en informatique de la SAAQ, en plus des évaluateurs, des préposés à l'immatriculation, du personnel de bureau et d'autres.

«Ce sont eux, dit-il, qui ont été laissés dans l'ignorance tout au long de l'implantation», qui ont été mis devant le fait accompli. Après, ce sont eux qui «ont dû se débattre avec l'ensemble des citoyens, qui ne recevaient pas les bons services ou qui devaient attendre énormément de temps et qui étaient très en colère contre eux», rapporte M. Daigle.

Toutefois, ils sont soulagés d'entendre le commissaire Gallant évoquer le manque d'expertise à l'interne, qui rend le gouvernement vulnérable, puisque c'est ce qu'ils craignaient aussi, en voyant les firmes externes se déployer.

«Nos membres se font parfois demander par leur gestionnaire d'obéir aux directives des sous-traitants, qui prennent alors le contrôle du projet, faute de compétence», relate le SFPQ.

Avec les conditions actuelles, il serait difficile pour Québec de recruter pour l'entité informatique centralisée que le rapport Gallant suggère de créer.

Selon l'échelle salariale de la fonction publique québécoise, un technicien en informatique classe 5, dite principale, touchera, à compter du 1er avril prochain, 51 374 $ au premier échelon, jusqu'à 72 121 $ au douzième et dernier échelon.

M. Daigle souligne qu'il n'y a pas que les salaires. «Il faut que les gens qui vont travailler là aient des défis, puissent développer des choses, qu'on les utilise pour ce pourquoi ils ont été embauchés, pas juste pour faire un simple entretien de réseau et ne pas avoir de défi, de ne pas pouvoir aider au développement, aider au maintien.»

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

Lia Lévesque

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Journaliste