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Sur le point d’être expulsés du pays: des agents correctionnels envoient un message au ministre Roberge

«C’est aussi la sécurité des Québécois qui est en jeu.»

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Sur le point d’être expulsés du pays: des agents correctionnels envoient un message au ministre Roberge Deux agents carcéraux du centre de détention de Québec en ont assez. À visage découvert, ils demandent au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, d’agir, alors que les permis de travail 38 agents correctionnels ne seront pas renouvelés, et ce, en pleine pénurie de personnel.

Deux agents carcéraux du centre de détention de Québec en ont assez. À visage découvert, ils demandent au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, d’agir, alors que les permis de travail de 38 agents correctionnels ne seront pas renouvelés, et ce, en pleine pénurie de personnel.

Samir Ameur sonne l’alarme. Dans moins d’une semaine, il devra quitter son emploi de cœur, puisque sa demande de permis de travail fermé n’a pas été acceptée. «Je vais devoir déposer cette chemise à regrets.»

«Je suis arrivé avant qu’ils ne modifient toutes les règles. Et je me retrouve dans ce manque de compétences de M. Roberge, qui ne veut pas y remédier ni se remettre en question. Ça impacte énormément de monde», a-t-il laissé tomber.

Bien qu’ils ne soient pas autorisés à parler aux médias à visage découvert en raison de leur profession, M. Ameur et son collègue français, Gregory Gatt, le «font quand même».

«On prend ce droit-là, car c’est la sécurité de nos collègues qui est en jeu», a expliqué M. Gatt. «C’est aussi la sécurité des Québécois qui est en jeu. On est impactés côté sécuritaire et côté immigration.»

Agents correctionnels 2 (Noovo Info)

Il dit avoir quitté la France et choisi le Québec avec ses enfants en raison des problématiques sociales actuelles dans le pays européen. Or, dans un mois, il devra quitter son emploi au centre de détention de Québec à l’instar de M. Ameur.

«On se fait mettre à la porte alors qu’on a tenté de s’intégrer. J’ai d’ailleurs reçu un courriel pour me féliciter pour avoir réussi ma période de probation en date du 11 mars. Mais je vais avoir une belle carrière jusqu’en juillet prochain.»

Les deux agents correctionnels soutiennent que le centre de détention ne peut se permettre de perdre des employés. Il serait très difficile de recruter des agents compétents par les temps qui courent.

«Une source nous a indiqués qu’il s’agissait d’une formation de 38 000$ par tête», a ajouté M. Gatt.

À voir dans la vidéo.