L’histoire de Roméo a suscité de vives réactions après qu’une vidéo montrant des personnes le mettre à la rue et lancer ses meubles du troisième étage ait été présentée par Noovo Info. Quelques jours après le reportage, Roméo n’a pas été retrouvé. On ne sait pas ce qui lui est arrivé.
Selon le député de Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, cette histoire prouve qu’il y a une urgence d’agir. Bientôt, il y aura une rentrée parlementaire et il faudra renouveler le moratoire sur les évictions, alors qu’il est sur le point de prendre fin.
«Il y a déjà des lettres qui pourraient être envoyées pour annoncer à des gens qu’ils seront rénovincer. On a une très courte session parlementaire. Il va falloir que se vote le renouvellement du moratoire, j’ose espérer que c’était dans les cartons du précédent du gouvernement et que le projet de loi est déjà écrit», a-t-il dit.
Noovo Info a demandé une réaction du nouveau gouvernement à ce sujet, mais nous attendons toujours une réponse.
Pendant ce temps, des intervenants montrent du doigt le cas de Roméo, qui s’est retrouvé sans logement du jour au lendemain. La personne qui aurait de sévères troubles de santé mentale serait passée entre les mailles du filet, dénonce Pénélope Boudreault, directrice des opérations nationales et du développement stratégique chez Médecins du Monde.
L’organisation humanitaire réclame qu’on réinjecte de l’argent en santé mentale et qu’on pérennise le budget des organismes communautaires afin de limiter des histoires comme celle de Roméo.
«Le financement n’est pas garanti et l’année suivante, on perd notre expertise et il faut tout recommencer et c’est ce qui crée des trous de services», a déploré Mme Boudreault.
Évincé de son logement, l’homme se trouvait en shorts sans logement alors qu’il ne faisait que dix degrés Celsius. Pendant ce temps, les logements sont débordés et Roméo refusait l’aide qui lui était proposée.
Le conseiller municipal et membre du comité exécutif Benoit Langevin mentionne qu’il est illégal de forcer une personne à obtenir de l’aide.
«C’est la limite», a-t-il expliqué à Noovo Info.
Alors, une personne avec une problématique de santé mentale a-t-elle accès à un filet lorsque tout s’écroule autour de lui? C’est une question que se pose Mme Boudreault.
À voir dans la vidéo.

